Diego Angelini,
Informateur social à l'Union francophone des Belges à l'étranger

Interview réalisée en octobre 2013

En quoi consiste votre activité au quotidien ?

Je suis un peu la porte d’entrée de l’asbl. Je réponds à un maximum de questions à caractère social, posées par nos membres : comment obtenir un passeport, comment se domicilier, comment aller vivre dans tel ou tel pays. Pour toutes les questions fiscales, comme c’est un peu particulier, nous disposons d’experts fiscaux au sein de l’asbl.
 
Les membres de l’asbl sont des Belges qui résident à l’étranger, d’anciens expatriés qui vivent en Belgique ou des Belges qui souhaitent s’expatrier lors de leur pension ou après leurs études. Ils paient une cotisation par an, reçoivent un journal tous les deux mois et ont droit à toute une série d’informations d’ordre juridique ou social réservées à nos membres. C’est, par exemple, assez lourd de réaliser le dossier pension d’une personne qui a travaillé dans 5 pays différents.
 
Je dois aussi rédiger : il faut mettre à jour environ 150 notices de l’UFBE. Pour ce faire, je suis de près l’actualité propre aux expatriés. Je lis la presse et je vérifie certaines informations. Nos membres sont parfois alarmés par l’une ou l’autre information parue dans la presse. Je lis les bulletins d’information de différents organismes dont le Ministère des Affaires Etrangères avec qui je suis en contact régulièrement. 
 

Quelles études avez-vous réalisées ?

J’ai fait un master en Sciences politiques et je l’ai complété par une licence spéciale en Gestion des ressources humaines. J’ai fait un stage à la Province du Hainaut, au service touristique, et un autre stage à la Coopération Technique Belge (CTB) où j’ai commencé à prendre contact avec des expatriés.
 

Quelles sont vos motivations pour ce poste ?

Quand j’ai lu l’annonce, j’ai trouvé que c’était un boulot fait pour moi. Par mon stage en gestion des ressources humaines, j’avais de l’expérience au niveau des expatriés de la CTB qui rend ce service d’informateur social en interne.
 
C’est un travail général, un travail de recherche. On ne peut pas tout savoir. A partir d’une question précise pour un pays précis, c’est à moi de faire des recherches et d’apporter une réponse qui soit la plus complète possible. C’est vraiment intéressant.
 

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer votre profession ?

Il faut des qualités relationnelles, être patient, social, essayer de bien comprendre la demande. Les gens ne savent pas toujours ce qu’ils veulent faire ni où ils veulent aller. Il faut les aider à développer leurs idées, à développer leur projet pour ensuite amener une réponse à leurs interrogations. Il y a aussi un côté plus « commercial », il faut aller chercher des membres, les convaincre que nos services sont intéressants pour eux. Il y a également une permanence 5 jours par mois en Wallonie et à Bruxelles. C’est ouvert à tous et c’est l’occasion d’attirer de nouveaux membres.
 
Ce travail nécessite une capacité de recherche, une capacité à vérifier ses sources, à faire le tri des informations trouvées sur Internet ainsi qu’une rapidité de compréhension.
 

Comment décririez-vous votre environnement de travail ?

C’est un horaire de bureau, du lundi au vendredi de 8h à 16h30. Il y a beaucoup de bénévoles qui travaillent dans l’asbl. Je suis le seul salarié à temps plein. Je suis en contact avec le public, avec mes collègues et les administrateurs.
 

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie ?

C’est un métier intéressant et enrichissant car on croise énormément de gens et de profils différents.
 
 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.
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