Une réforme du chômage transfrontalier se prépare

Posté le 21/06/2018  —  Actualité précédente / suivante

Les ministres européens de l'emploi souhaitent réformer le chômage transfrontalier.

Situation actuelle

Un Belge qui travaille dans un pays frontalier et qui perdrait son emploi verrait son allocation de chômage payée par la Belgique. Puisqu'il aura cotisé dans un autre pays, les règles européennes prévoient que celui-ci compense financièrement la Belgique, ce qui ne se fait en réalité que dans un tiers des cas.

Proposition de la Commission européenne (2016)

A partir de trois mois de travail dans un pays transfrontalier, le citoyen de l'Union dépendra du système de sécurité sociale du pays où il travaille et non plus de celui où il réside. Cela inclut les allocations de chômage, la formation et la réinsertion professionnelle.

Conséquences

Les associations de travailleurs frontaliers s'insurgent. Pour eux, cette réforme entraînerait une perte de temps et des frais de déplacements considérables pour le demandeur d'emploi belge qui devra se rendre dans une agence de l'emploi frontalière pour effectuer les démarches nécessaires.

Financièrement parlant, la Belgique serait gagnante puisque seuls 50 000 néerlandais, français, allemands et luxembourgeois travaillent dans notre pays tandis qu'ils sont 86 000 belges à travailler dans un pays frontaliers. Par contre, d'autres pays risquent de se trouver en difficulté, comme c'est le cas du Grand-Duché du Luxembourg qui estime que 46 % de sa masse de travail est composée de travailleurs frontaliers étrangers.

Le Soir, 21 juin 2018


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