Julien Brasseur, Copywriter

Interview réalisée en avril 2014

Julien Brasseur, copywriter chez VO Group


Quels ont été votre parcours et votre formation ?

Formation en communication appliquée à L'IHECS (Section animation socioculturelle et éducation permanente) à la base pour devenir Animateur d'une Maison de Jeunes et organiser des concerts rock.
 
Sorti de L'IHECS, j'ai pris pratiquement le premier boulot qui passait : gestionnaire de planning dans un service d'interprétariat social du CIRE (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers). Après deux ans, j'ai rejoint la cellule sociopolitique de l'association pour développer des actions de communication et de sensibilisation à la politique d'Asile belge. 

Après quatre ans au sein du CIRE, j'ai eu la chance de rejoindre la rédaction du Journal SPIROU en tant que rédacteur où j'ai participé à l'animation du journal, au suivi et à la production du contenu éditorial du journal. 

Après trois ans, et un bref passage dans un Centre Culturel, j'ai rejoint l'agence de Relations Publiques Leads United (aujourd'hui devenue Lewis PR Belgium). 

Durant quatre ans, j'y ai découvert le monde et la vie en agence de communication. Séduit par les nouveaux médias et leur potentiel en matière d'approche Relations Publiques, j'ai rejoint VOICE, première agence entièrement dédiée aux Social Media et aux RP. 

En quoi votre fonction consiste-t-elle précisément ?

Gestion de la cellule Relations Publiques de VOICE (suivi de projets, consultance, contacts avec la Presse).

Comment se passe votre journée de travail ?

Les journées passent très vite. Le métier fait que nous gérons en général plusieurs projets par client (campagne de promotion RP, partenariat-concours, dossier de presse, conférence de presse...). Et nous avons de nombreux clients ! Ce qui fait que nous avons en général de nombreux fers au feu qu'il faut tenir à l'œil. 

Quelles sont les qualités d’un bon copywriter ?

Esprit de synthèse, empathie avec son lecteur, sens de la formule, humour. 

Comment a évolué le métier, depuis vos débuts ?

Les médias et les journalistes sont de plus en plus sous pression : produire plus en moins de temps. 
Ils sont de moins en moins disponibles pour les conférences de presse. 
Par contre, ils sont de plus en plus ouverts à des analyses articulées de phénomènes sociaux et économiques. 
Un bon point pour les marques qui peuvent leur fournir des contenus de ce type.

Quels sont les aspects les plus positifs de votre travail ?

— Le fait de travailler pour des clients très différents fait que l'on apprend tous les jours dans des domaines et des problématiques très variés. 
— La créativité dont il faut faire preuve afin de présenter des informations qui concernent nos clients sous un angle qui intéresse les journalistes. 
— Voir le résultat de ses actions de Relations Publiques imprimé dans un journal. 

Et les aspects négatifs ?

Le fait que notre action et nos résultats sont souvent conditionnés par le « bon vouloir » d'un tiers : client ou journaliste.

Quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?

Une action de sensibilisation du CIRE couverte très largement par les journaux télévisés de la RTBF et de RTL-TVi. 

Et le pire ?

Quand un client saborde lui-même son image dans les médias. 

Quels sont les conseils que vous donneriez à un jeune qui voudrait se lancer ?

On ne sait que l'on aime quelque chose que quand on l'a essayé. Donc si une carrière précise vous tente, essayez-la en bénévole dans vos temps libres via des associations, des clubs de jeunes, des clubs de sport. Si cela vous plaît, vous aurez trouvé votre chemin. Si vous êtes tenté par une carrière dans la communication, les médias, le marketing, montrez-vous et bougez-vous ! Les gens qui savent se montrer dynamiques et pertinents sont particulièrement attirants pour ces secteurs. 

Combien d'heures travaillez-vous par semaine ?

Entre 45 et 60 h.

Comment arrivez-vous à concilier vie familiale et vie professionnelle ?

En partitionnant ma vie au maximum selon les rythmes familiaux. Quand je travaille, je travaille, quand je suis en famille, c'est en famille. 
Lorsque je dois travailler plus qu'en dehors des heures de bureau, je rentre tôt pour préparer le repas, passer du temps avec ma famille. Je ne me remets au boulot que quand mes filles sont au lit que mon épouse a une bonne série à regarder à la télé.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.