Allongement du temps de travail pour les enseignants du secondaire supérieur : la crainte des "non-nommés"
| Posté le 10/02/2026 — Actualité précédente / suivante |
L'enseignement représente plus d'un tiers du total des économies que souhaite faire le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Plusieurs mesures chocs ont donc été annoncées et parmi celles-ci, l'augmentation de 10% du temps de travail "face classe", passant ainsi de 20 à 22h.
Ce changement d'horaire doit débuter dès la rentrée 2026-2027 et il concerne les professeurs de quatrième, cinquième secondaire et rhéto. La mesure est sensée créer une harmonisation des régimes dans le secondaire (puisque le degré inférieur preste déjà 22 périodes) mais il suscite principalement du mécontentement chez les enseignants.
La crainte de perdre son emploi
Outre l'absence de revalorisation concernant l'augmentation de travail (car la charge de travail augmente pour une rémunération égale), les enseignants redoutent également des pertes d'emploi. Car si la charge horaire augmente, ce n'est pas le cas du nombre d'élèves qui restera identique. Selon l'administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce sont 1300 ETP (équivalents temps pleins) qui sont menacés par cette mesure. Si la ministre de l'Enseignement, Valérie Glatigny, assure que ces pertes seront compensées par les départs naturels (retraite, DPPR, réorientation…), la crainte demeure chez les enseignants en début de carrière, pas encore nommés à titre définitif.
Mesures d'accompagnement
Le gouvernement tente de trouver des alternatives pour protéger les enseignants "non-nommés". La mesure proposée est un gel des réaffectations. Habituellement, lorsqu'un enseignement nommé voit sa charge de cours modifiée, il est réaffecté ailleurs, bénéficiant sur ses collègues "non-nommés". Ce système de réaffectation immédiate sera donc gelé pour la rentrée 2026-2027. Les modalités exactes de la mise en place de cette mesure doivent encore être discutées.
Le Vif, 10 février 2026