Call centers : la dure réalité des travailleurs
| Posté le 25/01/2026 — Actualité précédente / suivante |
Les opérateurs des call centers dépeignent une profession parfois rude et en proie à la pression.
Recevoir des appels de personnes qui rencontrent un problème à résoudre, quelquefois avec de l'énervement à la clé, c'est le quotidien des travailleurs de call centers. Si cette profession possède ses avantages, elle a aussi ses inconvénients. Les opérateurs dénoncent principalement la pression venue tant de leur employeur que des personnes au bout du fil. Ils doivent parfois prendre de très nombreux appels sur une journée et leur temps est compté.
Déshumanisation du métier
"Les gens appellent rarement pour se contenter de dire "bonjour" et "merci". La plupart sont gentils, d'autres s'énervent, mais en expliquant que ce n'est pas contre moi. En revanche, quelques-uns sont vraiment insultants ou menaçants, voire condescendants. Vous n'imaginez pas les grossièretés que j'ai déjà entendues", témoigne une employée.
Ce constat est d'autant plus parlant pour les opérateurs qui sollicitent des personnes pour leur vendre des produits ou des services.
Mais leur petite satisfaction au quotidien, c'est lorsqu'un appel commence avec de l'énervement et se termine avec de l'apaisement et des remerciements. De plus, d'après d'autres témoignages, la pénibilité du métier permet souvent qu'une solidarité se crée au sein des équipes. Elles se soutiennent mutuellement et se serrent les coudes.
Un avenir incertain
En Belgique, l'avenir des call centers est incertain. Entre délocalisation à l'étranger ou remplacement par l'intelligence artificielle pour réduire les coûts, les employés estiment que "c'est un petit monde en train de mourir et le politique n'en a pas conscience".
Même si ce métier observe une rotation des employés assez élevée, certains l'apprécient car il consiste à rendre service et à venir en aide aux autres.
Le Vif, le 25 janvier 2026