La crise aura-t-elle la peau des tatoueurs ?

Posté le 25/04/2022  —  Actualité précédente / suivante

Le tatouage a le vent en poupe et explose en Belgique, passant de 500 000 tatouages en 2017 au double aujourd’hui. Les stars et les réseaux sociaux, la libération des mœurs et le changement de mentalités ont participé à cet essor.

Cependant, même si la demande augmente, plusieurs tatoueurs ont fait faillite depuis le début de l’année. En cause une hausse des tatoueurs clandestins qui pratiquent des prix défiant toute concurrence. Et avec la crise, les clients se tournent vers le moins cher, malgré les risques que cela pourraient comporter.

En effet, les tatoueurs doivent suivre une formation en hygiène. Malheureusement, les contrôles se font trop rares : de 74 en 2019, on passe à 48 en 2020 et à seulement 6 au premier semestre de 2021. Dans ¾ des cas, des infractions ont été constatées (pas d’enregistrement, aiguilles périmées,…). Le SPF Santé invite donc les clients à demander l’attestation de réussite de cette formation qui donne accès au numéro d’enregistrement du tatoueur.

La concurrence des tatoueurs clandestins, la hausse du prix du matériel, la nouvelle législation sur les encres et la crise du covid rendent la situation difficile pour les tatoueurs.

L’Avenir – 25/04/22

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.
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