M. Gonzale, Coffreur - charpentier

Quelle est votre formation ?

J’ai obtenu un A3 en mécanique. J’ai obtenu l’accès à la profession de charpentier-coffreur après cinq années de métier.

Quel est votre parcours professionnel ?

Je travaille dans le bâtiment depuis 1974. J’ai débuté comme manœuvre, puis je suis devenu coffreur dès 1975. Je suis employé chez Franki.

Concrètement, quel est votre métier ?  En quoi consiste-t-il ?

Concrètement et de façon très succincte, le métier consiste à construire des moules en bois pour y couler du béton.  Je travaille dans le génie civil. La présence du coffreur est nécessaire sur un chantier du début à la fin de celui-ci.

Travaillez-vous en équipe ?

 Nous travaillons en équipe de deux ou trois personnes.

Y a-t-il des grades ?

 Oui, échelons 1 et 2 déterminés par les capacités. Le coffreur de 2ème échelon doit savoir lire un plan.

Quelle est votre journée-type de travail ?

 Nos journées débutent à 7h30 pour se terminer à 16h00.

Est-ce un métier dangereux ?

 Nous travaillons beaucoup en hauteur et les normes de sécurité sont strictes. Néanmoins, être coffreur n’est pas un métier plus dangereux qu’un autre dans la construction.

Travaillez-vous en même temps que le ferrailleur qui arme le béton ?

Dans l’ordre c’est d’abord le coffreur, ensuite le ferrailleur. Par exemple, pour un coffrage, je moule une caisse puis le ferrailleur met les fers et enfin le bétonneur bétonne ! Il faut savoir que, de façon générale, on fait les deux : coffreur et ferrailleur.

Quelles sont les qualités indispensables pour être un bon coffreur ?

Le plus important : savoir lire un plan. Ensuite, bien sûr, il faut être précis et savoir travailler vite.

Les techniques de coffrage et les matériaux ont-ils évolué ces dernières années ?

 Avant, on fabriquait un voile avec des madriers et des plaques. Aujourd’hui, on place des panneaux déjà préparés. Ceci permet de travailler beaucoup plus vite. C’est donc moins cher et physiquement moins éprouvant.

Quels sont les avantages et les inconvénients du métier ?

Le grand inconvénient est de travailler dehors par tous les temps. C’est aussi un métier lourd physiquement où, après des années de métier, on souffre d’arthrose du dos, de la nuque.

Les avantages sont, par exemple, le marché de l’emploi : un bon coffreur trouvera toujours du travail.  On en cherche, on en demande. 

La satisfaction personnelle lorsque l’on décoffre et que le travail est bien fait, cela est important.

Et puis, on est bien payé !

Quels conseils donneriez-vous à un jeune ?

Il faut d’abord retenir qu’il s’agit d’un métier qui s’apprend sur chantier. Un jeune qui est courageux, parce qu’il faut l’être, peut devenir un bon coffreur en quatre ou cinq ans. Au début, on confie aux jeunes des tâches parfois ingrates, ils doivent s’accrocher. Après l’école, il faut bien préciser que les jeunes ont encore beaucoup à apprendre.

 
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