Mr Loïc Vaessen,
Moniteur sportif chez Worriken
| Interview réalisée en novembre 2025 |
Pouvez-vous retracer brièvement votre parcours scolaire ?
J’ai terminé mes études secondaires dans une option sportive car je voulais travailler dans le domaine du sport. Ensuite, j’ai fait un bachelier pour devenir professeur de sport.
Quelles ont été vos expériences professionnelles avant votre emploi actuel ?
J’ai effectué plusieurs remplacements en tant que prof de sport. C’est compliqué de trouver une place fixe. Après un remplacement de 6 mois, on m’a appelé pour travailler à Worriken comme maître-nageur. Suite à une absence dans l’équipe, on m’a demandé de donner cours. Ensuite, je suis resté comme moniteur sportif. Ça fait environ 15 ans que j’y suis maintenant.
En quoi consiste votre travail ? Comment s’organise-t-il ?
On accueille surtout des écoles en période scolaire et durant les vacances, on travaille avec des particuliers et on organise des stages pour enfants.
J’encadre des activités sportives : parcours aventure, orientation, VTT, etc. Soit par session de 3h, soit en deux fois 1h30 en diversifiant les activités. Il m’arrive de donner des cours de natation aux écoles sur les temps de midi. Il est aussi possible que j’anime des ateliers sur les Fagnes : ce que c’est, ce qu’on peut y trouver maintenant, ce qu’il y avait avant, etc.
Quels sont les aspects positifs et négatifs de votre profession ?
Au niveau sportif, on ne doit pas suivre un programme strict comme dans les écoles. Il y a plus de liberté. L’objectif est de donner le goût du sport. C’est d’ailleurs gratifiant quand un jeune dit à la fin de la semaine qu’il souhaite s’inscrire pour un sport qu’on lui a fait découvrir. De plus, le public est là pour faire du sport, c’est une envie qui vient d’eux et pas une obligation. Nous avons aussi la possibilité de commander le matériel dont nous avons réellement besoin.
Au niveau des inconvénients, il y a les horaires en soirée et le travail le week-ends. Il n’est pas toujours facile de jongler entre vie professionnelle et vie privée. De plus, contrairement à la période où j’étais dans l’enseignement, je n’ai pas les congés scolaires.
Selon vous, quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?
Il faut toucher à tout, avoir plusieurs spécialités. Dans mon travail, je suis susceptible de d’animer toutes les activités. Il faut être débrouillard, manuel et avoir des bases en langues pour accueillir des groupes internationaux.
Avec qui collaborez-vous ? Est-ce un travail d’équipe ?
Oui, on travaille en équipe, on s’entraide beaucoup. On est comme une petite famille, avec des moniteurs de toutes les générations et avec une très bonne ambiance.
Quelles sont vos conditions de travail ?
Mon horaire habituel est un 9h-17h. Mais je dois parfois travailler en soirée, pour la surveillance de la piscine par exemple. Il est aussi possible de travailler certains week-ends durant la saison haute, pour des groupes ou des activités exceptionnelles pour les particuliers.
Quels sont les conseils que vous donneriez à un jeune qui a envie de se lancer dans ce métier ?
Il faut être polyvalent, aimer le sport et le contact avec les gens. Les conditions de travail sont aussi à prendre en compte dès le début : travail le week-end, en extérieur, etc. Le plus important est d’avoir envie de transmettre sa passion pour le sport.
Pourquoi avoir choisi ce métier ?
Je ne voulais pas être enfermé dans une classe ou un bureau, je suis trop nerveux pour ça.
J’ai été bercé par le sport depuis tout petit donc c’était logique pour moi de travailler dans ce domaine. Aujourd’hui, je ne me vois pas partir de Worriken.
Avez-vous une anecdote ?
Quand on emmène des groupes d’enfants venant de la ville dans les Fagnes, ils pensent qu’ils vont croiser des lions ou des girafes. Ça nous fait sourire ! Régulièrement, des élèves introvertis en classe se lâchent et découvrent une passion. Chaque semaine apporte ses petites anecdotes.