Par souci de lisibilité, nous avons pris le parti de ne pas écrire le féminin et le masculin du métier dans ce texte. Seul le titre est inclusif.

Le métier de consultant en sport, au sens large, englobe une diversité de domaines et peut désigner plusieurs types de professions. Il peut s'exercer dans des secteurs techniques, commerciaux, industriels ou financiers par exemple.

Les consultants les plus médiatisés sont ceux qui interviennent dans les émissions télévisées ou en radio pour commenter les prestations des sportifs. Dans ce cas précis, ils ne se contentent pas de faire un constat, mais ils expliquent par exemple pourquoi une équipe ou un joueur est dominé, pourquoi tel attaquant éprouve des difficultés à dribbler son défenseur ou encore ce qui explique le fait qu'un attaquant ait raté un but soi-disant immanquable. Ils sont en mesure d'identifier très rapidement les faiblesses d'une organisation tactique.

Mais quelle que soit la spécialisation du consultant, sa mission reste la même : conseiller, aider et renseigner la personne qui a fait appel à lui sur le domaine dans lequel il a des interrogations. Le plus souvent, il effectue son travail sur commande pour un client. Sa mission consiste à évaluer le potentiel d'un projet, établir une stratégie et éventuellement accompagner la mise en oeuvre. Dans le secteur du sport, il doit aussi démontrer sa bonne connaissance du sport et de ses valeurs. Le consultant en sport devra souvent faire preuve d'une vision globale sur la problématique étudiée, approche pour laquelle les clients disposent rarement des ressources humaines en interne.

Dans notre pays, le métier de consultant se pratique principalement sous statut d'indépendant. L'économie du sport n'étant pas encore bien démarquée, les bureaux de conseils ne font pas légion. Les domaines où ils apparaissent sont principalement le sponsoring et l'événementiel. Ces sociétés combinent souvent le métier de conseil et de prestataire de services.

Lors d'importants projets privés ou publics (grands événements, infrastructures, etc.) interviennent des sociétés multinationales de consultance. Depuis quelques années, on note une recrudescence d'appel à des missions de conseil pour des projets urbanistiques comme les centres pour le sport de haut niveau en Communauté française, des nouveaux stades ou des projets privés de centres de loisirs. Dans la capitale de l'Europe, de nouveaux domaines de consultance apparaissent en matières juridiques (conseil et assistance pour aider à résoudre des problèmes soulevés par les législations) ou en marketing (relations commerciales).

En France ou dans les pays anglo-saxons, il s'agit d'une véritable profession. Les agences de conseils ont pignon sur rue tandis que les multinationales citées plus haut disposent de départements spécialisés. Pour y postuler, une formation spécifique en management du sport est souvent requise.

En Belgique, un intérêt croissant pour ce secteur se fait sentir auprès des jeunes. Ils souhaitent concilier leur passion pour le sport avec des études économiques ou de gestion.

 

Compétences & actions

  • Bases théoriques et connaissances pratiques suffisantes dans le domaine concerné
  • Faire preuve d'une connaissance générale suffisante pour le domaine concerné
  • Capacité d'analyser un environnement, à anticiper les réponses stratégiques de son client, à prodiguer des conseils
  • Connaissance du contexte institutionnel, social et économique du sport

Savoir-être

  • Capacités d’analyse et d'écoute
  • Compétences relationnelles
  • Rigueur
  • Sens de l’innovation
  • Discrétion
  • Loyauté commerciale
  • Intérêt pour le sport
  • Esprit d’initiative et d’autonomie

Cadre professionnel

Le consultant en sport intervient autant en organisations marchandes, non-marchandes et publiques.


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