Kimberley V.,
Militaire responsable des systèmes de communication et information (CIS)

Quelle est votre parcours professionnel ? 

J’ai un bachelier en Electromécanique obtenu à l’EPHEC[1] J’ai toujours eu envie de faire l’armée. J’étais attirée par les voyages, par l’aventure. Je n’avais jamais vraiment osé me lancer… C’est en terminant mon bachelier que j’ai décidé de passer les tests d’admission. Une fois un pied dans la Défense, j’ai suivi la Phase d’Initiation Militaire qui m’a confortée dans mon choix : c’était intense mais j’étais exactement là où je voulais être. Ensuite, j’ai suivi une formation pour les Sous-Officiers avant de me spécialiser au département CIS.

Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ? 

Mon métier est très technique, on pourrait croire que je passe mon temps à bidouiller des fils, des lignes de code, à donner des ordres, à bricoler sur des radios… Mais il a un impact très concret et palpable : c’est grâce à mon équipe que les différentes équipes militaires peuvent communiquer entre elles en toute sécurité. C’est aussi grâce à nous que le moral de nos troupes reste sans faille pendant les missions : dans la mesure du possible, nous mettons tout en œuvre pour que les militaires puissent communiquer avec leurs familles. Nous créons du lien, entre les équipes, entre l’armée et l’extérieur… et nous nous assurons que ce lien est sécurisé. C’est très valorisant.

Participez-vous à des missions à l’étranger ?

Oui, il m’arrive de participer à des missions à l’étranger. J’ai déjà pris part à des opérations humanitaires. Dans ces circonstances, c’est mon équipe qui vérifie que les réseaux radios et satellites sont bien opérationnels. Je m’assure de pouvoir joindre et tracer chaque militaire en mission. Pendant ces missions, on apprend aussi de nouvelles méthodes, on utilise parfois du nouveau matériel. C’est très enrichissant.

Et participez-vous également aux exercices militaires ?

Bien entendu ! Avant d’être la geek de service (rires), je suis avant tout militaire ! Pas question de s’empâter, il faut rester en forme, être toujours prêt à réagir dans des situations dangereuses. Ça nécessite des entraînements réguliers.

Votre équipe a-t-elle dû adapter sa manière de travailler avec la crise du COVID ?

Effectivement ! Tous les membres de la Défense qui avaient l’opportunité de faire du télétravail ont été invités à travailler de chez eux. Pour que le boulot puisse être efficace, nous avons dû adapter le matériel et les serveurs de la Défense, pour les rendre accessibles à distance. Nous avons dû également sécuriser toutes les connexions.

Si vous deviez dire un mot aux jeunes qui veulent s’engager dans l’armée ? 

Go for it ! Une carrière à l’armée, c’est l’aventure, l’adrénaline, l’action, la pression, l’esprit d’équipe… J’encourage particulièrement les filles qui hésitent à se lancer à foncer : l’armée est encore un monde majoritairement masculin, mais ça commence à se diversifier. Il faut continuer dans ce sens. Il est temps de casser les stéréotypes ! 

[1] L'EPHEC est un institut d'enseignement supérieur belge francophone regroupant une haute école ainsi qu'une école de promotion sociale. L'EPHEC organise des formations de type court (bacheliers professionnalisants).

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.