Loïc Damen,
Responsable recherche et développement chez Galler

Interview réalisée en mars 2017

Pouvez-vous nous décrire le métier de responsable Recherche et Développement ?

C’est de la créativité permanente, se remettre en question quotidiennement et surtout s’intéresser à ce qu’on fait, être curieux et oser. Ce sont les mots clés pour décrire ce métier qui est tellement riche en découvertes. On n’y stagne jamais. Le rôle et le travail d’un responsable Recherche et Développement est d’avoir une vision claire sur le présent tout en étant tournée vers l’avenir.

Y a-t-il une « journée-type » dans votre métier ?

Jamais ! Aucun jour ne se ressemble. C’est ce qui est génial et c’est pourquoi ce travail me correspond parfaitement.

Quelles sont les qualités à avoir pour être à l’aise dans votre profession ?

La flexibilité, la créativité, la persévérance et le courage. Il faut également faire preuve d’adaptation permanente.

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre travail ?

La liberté. Tant au niveau de la créativité que des horaires. Il n’y a pas de cadre.

Qu’est-ce qui est le plus difficile ?

Le plus compliqué, c’est de convaincre les autres. Il faut les persuader qu’une idée est bonne, que celle-ci émane du département, de mes collègues ou de moi-même. C’est difficile pour quelqu’un de s’imprégner d’une idée qui n’est pas la sienne. Et puis, il y a la réticence au changement. Les travailleurs en ont peur car ils sont attachés à leur quotidien. Or, il ne s’agit pas de les déranger mais d’évoluer.

Quel a été votre parcours jusqu’au poste que vous occupez aujourd’hui ?

J’ai commencé l’école d’hôtellerie en 4e secondaire à Namur. Je suis ressorti diplômé de cuisine-salle-œnologie. Ensuite, j’ai fait un compagnonnage du Tour de France mais via la Belgique. J’ai pu voyager pendant pratiquement quatre ans et me construire un bagage. Puis, j’ai travaillé au Luxembourg dans un Relais Desserts pour la Recherche et Développement, d’abord en chocolaterie puis en chocolaterie-pâtisserie. Et en 2012, Jean Galler m’a appelé. Il cherchait quelqu’un pour le poste de responsable pour la Recherche et Développement. J’ai accepté. J’ai donc quitté le Luxembourg pour rentrer en Belgique. Au Luxembourg, il me manquait une dimension humaine au niveau du développement personnel ainsi que des challenges plus importants que la création d’un produit. J’ai donc été intéressé par le côté humain et relationnel proposé ici.

C’est un agréable coup de téléphone à recevoir !

Oui, j’avais rencontré Jean Galler deux ans auparavant. Le poste n’était pas disponible. Il m’avait conseillé de continuer à me perfectionner dans le milieu. Ce que j’ai fait. C’est alors que je suis parti au Luxembourg.

Avez-vous un conseil à donner à un jeune qui aimerait exercer votre métier ?

Il y en a plusieurs. Etre courageux. Ne jamais baisser les bras. Etre persévérant. Et deux choses importantes qui aident à évoluer dans le métier : avoir de l’humilité et de la créativité au niveau des projets et surtout du respect envers les autres.

Une anecdote à partager ? 

La rencontre avec Jean Galler. Il était ami avec des amis de mes parents qui sont propriétaires d’une ferme bio à Liège. Je m’y fournissais en matières premières pour créer des pralines et me préparer pour mon chef d’œuvre, c’est-à-dire l’examen intermédiaire du compagnon. Je leur vendais de temps en temps mes pralines. Ils ont dit à Jean Galler qu’il fallait qu’il me rencontre. Et, deux ans plus tard, nous travaillions ensemble. Cela fait à présent trois ans et demi que l’on ne s’est plus quittés !

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.