Yves Maenaut, Interprète

Interview réalisée en janvier 2010

Détenteur d'une licence en interprétation, Yves Maenaut a passé son enfance aux Pays-Bas et a passé plusieurs années en Grande-Bretagne. Aujourd'hui, il travaille comme interprète indépendant (français, néerlandais, anglais).

Qui fait appel à vos services ?

Principalement les agences d’interprètes mais aussi les parlements ainsi que les Services Publics Fédéraux (SPF) Affaires étrangères et Santé publique.

Quel type d'interprétation effectuez-vous ?

99% de mon activité est en cabine d’interprétation, c'est-à-dire de la simultanée. On nous demande que rarement de la consécutive.

Pouvez-vous citer deux exemples concrets d'interprétation que vous avez dû effectuer?

En justice, j’ai interprété l’affaire Agusta-Dassault et l’affaire Dutroux à Arlon. Il s'agissait dans les deux cas de procès très longs.

Pourquoi avoir choisi de vous orienter vers cette profession spécifique, et pas dans la traduction ?

Le traducteur est d’une certaine façon beaucoup plus isolé. Il travaille principalement avec son ordinateur et est axé sur la terminologie. L’interprète travaille à l’instantané, le message doit être transmis le plus fidèlement possible.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans l'exercice de votre métier d'interprète ?

Sur le plan technique, nous devons trouver des sources d’information pour bien nous préparer. Il est également important de bien se profiler sur le marché et éviter les mauvais payeurs.

Quel est selon vous le côté positif de la profession ?

La diversité. Nous déjeunons avec des grands patrons et des premiers ministres un jour et le lendemain nous sommes à une table de négociations avec les syndicats...

Peut-on vivre "décemment" de ce métier d'interprète ?

Oui, à condition d’avoir une bonne combinaison linguistique.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune tenté par les études en interprétation ?

Faire profil bas, être modeste et surtout étudier les langues dont on a besoin sur le marché de l’interprétation !

Quelles seraient-elles ?

L'allemand et les langues des pays de l’Est. Surtout celles des grands pays.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune interprète pour se faire connaître ?

Contacter les institutions européennes, les parlements régionaux, et bien sûr les agences d'interprétation !

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.