Artistes danseurs et circassiens: quelle reconversion?

Posté le 30/10/2019  —  Actualité précédente / suivante

Les fédérations professionnelles Aires Libres (arts circassiens) et RAC (secteur chorégraphique) tirent la sonnette d'alarme.

Alors que les premières écoles de cirque datent du début des années 80, on voit aujourd'hui apparaître la première génération d'hommes et de femmes de cirque usés par le temps. En effet, tant pour les danseurs que pour les artistes circassiens, les problèmes de santé et douleurs apparaissent aux alentours de la quarantaine. La question de la reconversion professionnelle de ces artistes se pose donc.

Actuellement, les professionnels plus âgés ont tendance à effectuer une reconversion interne en se dirigeant vers la dramaturgie, la gestion culturelle, la diffusion ou la mise en scène. D'autres souhaitent poursuivre leur travail sur scène mais en adaptant les œuvres en conséquence et en mettant l'accent sur la créativité théâtrale plutôt que sur la performance physique.

En Belgique, aucune mesure n'est prévue pour accompagner les artistes en fin de carrière, contrairement à la France, où les danseurs ont droit à la retraite dès 40 ans. Cependant, durant l'été 2019, un programme d’appui à la reconversion, baptisé Konvertigo, a été mis en place. Il a permis l’encadrement d'une trentaine de professionnels du cirque ou de la danse âgés de plus de 35 ans qui souhaitaient être aidés dans leur reconversion professionnelle. Il s'agissait d'une phase test, qui pourrait être reconduite.

Une des pistes avancées s'oriente vers l'ouverture des étudiants, au sein des écoles de cirque, à d'autres facettes de la profession circassienne (le son, la scénographie, la lumière, la production, la communication, etc.), pour favoriser une reconversion dans le secteur.

Le Soir, 30 octobre 2019


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