Hacker éthique : traquer les failles des systèmes informatiques

Posté le 15/01/2026  —  Actualité précédente / suivante

En 2025, les cyberattaques de grande ampleur se sont multipliées en Belgique : contre le Service public de la Région wallonne, contre Brussels Airport, contre le service de renseignement militaire… Les entreprises doivent donc revoir leur copie en matière de sécurité informatique. L’une des méthodes existantes est de faire appel à un hacker éthique. Mais qu’est-ce que cela signifie ?

Depuis 2017, à la haute école namuroise Hénallux, il est possible de suivre un bachelier en Sécurité des systèmes. L’objectif est de faire en sorte que les étudiants pensent et agissent comme des hackers. Mais au lieu de détourner les informations collectées, ils les rapportent à l’entreprise pour laquelle ils ont travaillé afin que celle-ci puisse améliorer les failles et les vulnérabilités de son système informatique.

Entre légalité et illégalité, la ligne est très fine

Ce qui différencie un hacker malveillant d’un hacker éthique, c’est aussi le contrat qui le lie à l’entreprise pour laquelle il travaille. Cela pose le cadre de ce que le hacker a le droit de faire ou non.

Par exemple, en Belgique, il existe un concours appelé « Hack The Government », organisé par le Centre for Cybersecurity Belgium (CCB). Les participants (professionnels du secteur et étudiants) reçoivent une liste de site web publics et ils sont chargés d’en identifier les failles. Cela permet au gouvernement de renforcer sa cyberprotection et aux participants d’avoir accès à un défi d’envergure. Mais cela n’est rendu possible que par un contrat clair et strict qui définit précisément ce qui les candidats peuvent faire ou ne pas faire, ce qui leur permet de rester dans la légalité.

Un domaine en perpétuelle évolution

Les technologies et les failles d’Internet évoluent sans cesse. Les méthodes de cyberattaques sont également toujours plus minutieuses. Il faut donc toujours se tenir à jour des nouveautés afin de rester à la page. Soit en faisant de l’autoformation, soit en participant à des formations de pointe organisées par des professionnels.

Et la demande augmente perpétuellement : le secteur regroupe en Belgique 732 entreprises et organisations. Il comptait 9 750 emplois en 2024 et en rechercherait jusqu’à 4 000 supplémentaires d’ici 2023 selon Agoria, la fédération belge des entreprises technologiques. C’est pourquoi le domaine de la cybersécurité est un excellent débouché pour les étudiants qui choisissent cette filière.

Le Vif, 15 janvier 2026


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