Travailler trop longtemps nuit à la santé

Posté le 21/08/2015  —  Actualité précédente / suivante

Une étude menée auprès de 600.000 travailleurs américains, européens et australiens, publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, révèle que travailler plus de 55 heures par semaine augmenterait de 33% le risque de faire un arrêt vasculaire cérébral (AVC) et de 13% celui de développer une affection des artères coronaires, par rapport à un temps de travail hebdomadaire de 35 à 40 heures. 

Ces résultats ont été obtenus en suivant, pendant 7 à 8 ans, des hommes et des femmes qui ne présentaient aucune maladie cardiovasculaire au départ. Les chercheurs ont pondéré les résultats en tenant compte des autres facteurs de risques de maladies (tabagisme, consommation excessive d'alcool, sédentarité). Chez les personnes travaillant entre 41 et 48 heures par semaine, le risque d'AVC est plus élevé de 10%. Chez ceux qui prestent entre 49 et 54 heures, il est de 27%. 

L'étude précise également que, parmi les membres de l'OCDE (Organisation pour la coopération économique et le développement), ce sont les salariés turcs qui sont les plus concernés par un horaire de travail hebdomadaire de plus de 50 heures (43%). Juste derrière, on retrouve les Mexicains (28,8%) et les Coréens du sud (27,1%). Les Français apparaissent en 9e position (8,7%) alors que les Allemands sont 5,6% à travailler plus de 50 heures. Ce sont les Hollandais qui ferment la marche avec 1% de salariés concernés. En Belgique, selon une enquête européenne de 2012, 58,5% des travailleurs prestent entre 31 et 40 heures par semaine. Ils sont 25,5% à travailler entre 41 et 60 heures. Enfin, ce sont les indépendants et les professions libérales qui ont les horaires les plus chargés. 

L'Avenir, 21 août 2015

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.
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