Marc Vanham,
Gestionnaire de copropriétés

Interview réalisée en septembre 2017

Quels sont votre formation et votre parcours professionnel ?

J’ai commencé par des études de Lettres à Perpignan, en France, puis je suis venu à Bruxelles où j’ai suivi une licence[1] spéciale en Commerce extérieur. J’ai d’abord exercé en tant que cadre responsable chez Property Manager qui travaille pour deux multinationales et je suis ensuite devenu gestionnaire de copropriétés en 2008.

Quelles sont les différentes étapes de votre travail ?

Il s’agit de gérer les parties communes des copropriétés. Il y a la gestion financière (la tenue d’une comptabilité), la gestion technique dont l’administration des sinistres, le suivi de travaux ainsi que la gestion administrative (l’organisation d’assemblées générales). Par ailleurs, les missions impliquent, de manière récurrente, la gestion de conflits.

Quels sont les aspects positifs et négatifs de votre profession ?

La profession manque de reconnaissance alors qu’elle demande une grande disponibilité quotidienne. De plus, il n’est pas possible de prendre de longues périodes de congés.  Cependant, j’aime la variété de mon travail car les tâches sont diverses. Le contact humain est omniprésent et celui-ci est très important pour moi.

Selon vous, quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Pour exercer ce métier, il faut être rigoureux, surtout pour la gestion administrative et financière. Il est également important d’avoir une grande maturité afin de gérer les conflits d’intérêts. Ce métier peut apporter beaucoup de stress. 

Quelles sont les conditions de travail ? 

Je travaille seul sous statut d’indépendant. Je ne compte généralement pas mes heures. Je peux travailler dans mon bureau mais également sur le terrain.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui a envie de se lancer dans ce métier ?

La profession exige de nombreuses compétences théoriques (droit, comptabilité, etc.). Je conseillerais à un jeune de se former dans ces différents domaines et de ne pas avoir peur d’apprendre. Il faut également faire preuve de sérénité afin de gérer les conflits quotidiens.

Pourquoi avoir choisi ce métier ? 

J’ai été amené à exercer ce métier en raison des bonnes relations entretenues avec quelques professionnels de l’immobilier qui sont devenus aujourd’hui des confrères et des amis.


[1] Ancien nom donné au master.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.
Ce site web utilise des cookies à des fins d'analyse ou d'expérience utilisateur. En savoir plus