Véronique Jacques,
Experte immobilière

Interview réalisée en septembre 2017

Quel est votre parcours scolaire ?

Après la réussite d’une licence[1] en Philologie germanique, j’ai continué mes études pour obtenir une licence en Journalisme. Par la suite, j’ai suivi les formations d’agent immobilier et d’expert immobilier à l’EFPME. Je me suis également formée en médiation civile et commerciale.

Quelles ont été vos expériences professionnelles ?

J’ai travaillé pendant dix ans en tant que journaliste pour la RTBF et la presse écrite. Ensuite, j’ai continué ma carrière dans la production de films publicitaires pendant 10 ans et, depuis 20 ans, j’exerce en tant qu’experte immobilière.

Quelles sont vos tâches ? Comment vous organisez-vous ?

Je ne fais que de l’expertise pour des états des lieux locatifs ou des états des lieux avant travaux ainsi que des évaluations de biens immobiliers. Les missions que j’exécute durent entre 1h et 4h sur le terrain. Je peux effectuer jusqu’à 7 visites par jour mais il y a des jours où je n’en ai aucune. Mes journées sont très différentes. Je me déplace souvent dans la région de Bruxelles et du Brabant wallon. Pour la rédaction des rapports d’expertise, je dicte pendant mes visites mes constatations sur un dictaphone numérique. De retour au bureau, j’envoie ces fichiers à une collaboratrice qui les dactylographie. Je classe également les photos prises pendant la journée.

En plus des tâches liées aux expertises, je m’occupe de la gestion des rendez-vous qui se fait souvent par mail. Une collaboratrice extérieure gère ma comptabilité et effectue la majorité des impressions, des envois et des facturations. Quand je prends des congés ou lorsque j’ai trop de travail, un collaborateur me remplace ou m’aide dans la gestion des dossiers.

Quels sont les aspects positifs et négatifs de votre profession ?

J’ai une vie professionnelle riche et variée avec, d’un côté, la technique et, de l’autre, le social. D’ailleurs, ma formation en médiation m’est très utile au quotidien. Les clients accueillent souvent l’expert avec confiance et respect. J’ai un bon salaire et je ne dépends de personne.

Par contre, ce travail apporte beaucoup de stress, surtout dans la gestion des conflits et des horaires. Il faut assumer la vie d’indépendant, c’est-à-dire générer soi-même le chiffre d’affaires et assurer une gestion saine.

Selon vous, quel est le profil pour exercer le métier d’expert immobilier?

Il faut être rigoureux, curieux et avoir le goût de la « brique ». L’expert immobilier doit également être très observateur et neutre.


[1] Ancien nom donné au master.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.
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