Concepteur·rice de turbines
| Mise à jour 27/11/2025 |
La turbine est une roue spéciale qui utilise la force d'un liquide (comme l'eau) ou d'un gaz pour tourner. On la retrouve dans différentes machines hydrauliques qui sont utilisées dans de nombreux domaines : industrie (presses, machines-outils, etc.), construction (grues et pelleteuses), automobile (freins, directions assistées, etc.), agriculture (tracteurs, machines agricoles) et aéronautique (systèmes de commandes de vol, trains d'atterrissage). Dans un système hydro-électrique, par exemple une centrale hydroélectrique, la turbine, mise en mouvement par la force de l'eau, entraîne un générateur pour produire de l'électricité. Le concepteur de turbine réalise donc cette pièce essentielle du dispositif, en contrôle son bon fonctionnement et l’adapte en fonction de l’installation.
À partir d'un cahier des charges défini en collaboration avec le client, il réalise des études de faisabilité, des simulations numériques et des calculs de performance pour dimensionner la turbine de manière optimale. Il prend en compte les contraintes liées au site d'installation, telles que le débit d'eau, la hauteur de chute et les caractéristiques géologiques du terrain.
En plus des performances énergétiques, le concepteur de turbines accorde une attention particulière aux impacts environnementaux de ses réalisations.
Il présente ensuite son projet au client qui peut encore demander d’apporter des modifications ou changer certains aspects du modèle. Le concepteur de turbines adapte donc la création en tenant compte des contraintes techniques, environnementales et budgétaires.
Après validation du projet par le client, le concepteur passe à la phase de réalisation. Il choisit minutieusement les pièces et les matériaux qu’il va utiliser pour que la turbine soit efficace et résistante. Ensuite, il commande les composants auprès de ses fournisseurs. Une fois les éléments fabriqués, il procède à l'assemblage de la turbine et à son installation sur site. Des tests rigoureux sont effectués pour vérifier le bon fonctionnement de l'ensemble et garantir la conformité aux spécifications techniques.
Compétences & actions
- Posséder d’excellentes connaissances en mécanique,électricité,physiqueet hydraulique: production d’énergie, fonctionnement des circuits électriques, utilisation des instruments et des machines spécialisées, etc.
- Utiliser des tours, des fraiseuses et des raboteuses
- Planifier, suivre et coordonner des projets
- Maitriser les logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO…)
- Analyser le terrain et l’environnement de façon rapide et efficace
- Adapter les projets aux besoins de chaque client, en optimisant le rapport qualité-prix
- Réaliser des travaux manuels pour fabriquer la turbine
Savoir-être
- Précision
- Sens pratique
- Autonomie
- Adaptabilité
- Attentif
- Fibre commerciale
- Flexibilité
- Ecoute
Cadre professionnel
Le concepteur de turbines peut exercer son activité dans des environnements variés : au sein de bureaux d'études, d'entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, de grandes entreprises industrielles ou encore en tant qu'indépendant.
Il respecte normalement des horaires de bureau, mais il peut parfois se déplacer en soirée ou travailler pendant les jours fériés pour respecter des délais établis avec la clientèle.
Ses journées sont rythmées par des tâches de conception sur ordinateur, des réunions avec les clients et les équipes techniques, et des déplacements sur les sites de production ou d'installation des turbines.
Le concepteur de turbines travaille en étroite collaboration avec une équipe pluridisciplinaire : ingénieurs, techniciens, commerciaux, etc. Il peut également être amené à travailler avec des sous-traitants et des fournisseurs.
Conditions requises
En Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, les métiers liés à l’électricité — notamment l’électrotechnique et l’installation électrique — sont réglementés. Pour exercer dans ce domaine, il faut prouver une compétence professionnelle reconnue : soit par un diplôme, une expérience suffisante (3 ans à temps plein ou 5 ans à temps partiel), soit via un examen du Jury Central. Cette réglementation, fondée sur la loi-programme du 10 février 1998 et l’arrêté royal du 29 janvier 2007, garantit la sécurité et la qualité des travaux électriques. En l’absence de cette reconnaissance, l’activité ne peut être légalement exercée.