L’électricien automaticien est chargé d’installer, d’entretenir, de dépanner, de réparer (voire de programmer) des équipements automatisés comme des bras robotiques, des distributeurs ou d’autres machines industrielles. Il peut aussi, en respectant un cahier des charges élaboré en fonction des besoins du client, construire lui-même l’équipement ou l’automate dont la société a besoin. Dans ce cas, il suit les plans donnés par l’ingénieur.
Il prend en charge l’installation des équipements dans l’entreprise, effectue les raccordements de chaque machine au réseau électrique en effectuant les raccordements appropriés. Parfois, il effectue des opérations sur des systèmes automatisés et les modifie afin qu’ils correspondent parfaitement aux attentes du client.
Il assure également un travail de maintenance sur les différents composants de chaque installation pour prévenir les pannes : il vérifie l’usure des pièces et les remplace avant qu’elles ne cassent, il nettoie les connections et réalise les mises à jour nécessaires, etc. Il rédige des notices pour la maintenance, afin que les techniciens aient une marche à suivre claire pour chaque étape.
Quand une panne d’origine électrotechnique ou mécanique survient, l’électricien-automaticien se déplace sur le site de production, diagnostique l’objet du dysfonctionnement, effectue les réparations ou remplace les pièces incriminées avant de remettre le système en marche.
Comme sa spécialité est l’électricité, il s’inquiète également de l’énergie consommée par les installations, contrôle l’intensité, l’ampérage et vérifie qu’il n’y a aucune anomalie au niveau des courants électriques qui passent par et entre chaque machine.
Florian Garcet, Assistant de chef de projet Lire l'interview
Compétences & actions
- Acquérir et développer des connaissances en électricité, en programmation informatique, en mécanique et pneumatique
- Lire et comprendre les plans et schémas électriques, électroniques et mécaniques
- Réaliser des entretiens réguliers des installations en suivant les instructions de maintenance
- Effectuer les tests appropriés pour vérifier l’équipement
- Repérer les pannes, en déterminer la cause et trouver des solutions
- Maitriser les logiciels liés au fonctionnement et à la maintenance des appareils
- Analyser les demandes et les besoins du client pour lui fournir la meilleure installation possible
- Respecter les règles et consignes de sécurité, d’hygiène et d’environnement
- Echanger des informations à caractère technique
- S’adapter à l’évolution technologique
Savoir-être
- Rigueur et méthode
- Esprit logique
- Minutie
- Patience
- Flexibilité
- Sens aigu de l’observation et de l’analyse
- Curiosité d’apprendre et polyvalence
- Réactivité (en cas de panne)
- Autonomie et sens pratique
Cadre professionnel
Ce métier est très recherché par les entreprises publiques et industrielles. L’électricien-automaticien intervient dans tous les secteurs industriels dont la production est automatisée : secteur de la chimie, pharmaceutique, aéronautique, automobile, informatique, médical, agroalimentaire, etc.
L’électricien-automaticien peut travailler dans un bureau d’études ou en laboratoire pour concevoir de nouvelles machines ou procéder à des modifications sur les machines existantes mais aussi dans des services d’entretien de manière à suivre l’évolution constante des processus de fabrication.
Le métier peut s’exercer seul ou en équipe, en interne ou sous forme de sous-traitance.
Il suit généralement des plans et des procédures strictes, parfois sur plusieurs sites d’une même entreprise, ce qui l’oblige parfois à effectuer de nombreux déplacements. Il preste généralement des horaires de jour mais peut réaliser des réparations en urgence et intervenir durant les jours fériés ou la nuit.
En évoluant dans cette fonction, il est possible de devenir technico-commercial.
Conditions requises
En Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, les métiers liés à l’électricité — notamment l’électrotechnique et l’installation électrique — sont réglementés. Pour exercer dans ce domaine, il faut prouver une compétence professionnelle reconnue : soit par un diplôme, une expérience suffisante (3 ans à temps plein ou 5 ans à temps partiel), soit via un examen du Jury Central. Cette réglementation, fondée sur la loi-programme du 10 février 1998 et l’arrêté royal du 29 janvier 2007, garantit la sécurité et la qualité des travaux électriques. En l’absence de cette reconnaissance, l’activité ne peut être légalement exercée.
2 commentaires
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Il y a 2 ans
Bonjour, En cliquant sur le lien "Formations recommandées" au bas de la page, vous verrez quels types d'établissements proposent des formations. Il conviendra ensuite de prendre contact avec l'établissement de votre choix pour savoir quelles sont les modalités d'inscription.
Bonjour, les inscriptions sont pourquoi et que faut-il avoir pour y parvenir !