École à la maison ou privée, un phénomène en pleine hausse

Posté le 04/09/2016  —  Actualité précédente / suivante

En Belgique,  l’instruction est obligatoire. Pour autant, l’école ne l’est pas. Ainsi, ce 1er septembre, plus d’un millier d’élèves francophones ont choisi de sortir du système d’enseignement subventionné et d’étudier à la maison ou dans une école privée. Si le phénomène reste marginal, il est en pleine augmentation en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le Girsef (goupe interdisciplinaire de recherche sur la socialisation de l’UCL) estime à 6% le nombre d’élèves qui suivent à Bruxelles des cours dans une école privée. Ce choix a un coût : une école qui prépare au jury central coûte entre 700 et 1000 euros par mois. De nouvelles écoles privées dites «autonomes» voient également le jour : elles misent sur une pédagogie différente mettant l’accent sur l’apprentissage à la démocratie, à la créativité, à l’autonomie, au respect des singularités...

On estime que sur le millier d’enfants qui sont hors système scolaire habituel, la moitié l’est pour des raisons médicales, l’autre moitié par le choix des parents. La ministre de l’Enseignement prépare un décret pour encadrer le phénomène : il interdira les allers-retours entre une école et le domicile durant l’année scolaire, il obligera les enfants à présenter les tests de niveaux sous peine de sanctions. Le décret veut aussi permettre un accès au service psycho-­médico­-social pour l’enfant à domicile.

L’Avenir, 4 septembre 2016

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.