Benoît Didot,
Technicien en plasturgie

Interview réalisée en février 2017

Quel a été votre premier contact avec la plasturgie ?  

J’ai découvert l’existence du métier de technicien en plasturgie lors d’une journée « portes ouvertes » organisée par une école secondaire. Il y avait quelques prototypes de machines et cela m’a passionné. Par ailleurs on m’a signalé que c’était un secteur en pleine évolution et porteur d’emploi. Deux bonnes raisons en somme pour m’inscrire dans cette option !

Au cours de la formation, j’ai vraiment pu procéder à divers travaux pratiques. J’ai ainsi pu créer un bac à outils en PVC et une maquette de voiture en composite !

J’ai encore été davantage en contact avec la profession lors d’un stage. J’ai l’ai fait chez Polymar, une société basée à Nivelles qui produit, entre autres, des étriers à l’aide d’injection plastique.   

Avez-vous suivi une formation complémentaire ?

Grâce à un voyage scolaire, j’ai découvert une formation en plasturgie au Lycée Beaupré d’Haubourdin près de Lille. Elle m’a permis de me spécialiser dans le secteur mais m’a aussi accordé un BTS des Industries plastiques « Europlastic ». Cette formation a été créée pour répondre aux besoins des entreprises européennes de plasturgie qui connaissent aujourd'hui des difficultés de recrutement. Avec elle, on peut travailler partout en Europe ! Cette formation m’a permis d’avoir de meilleures connaissances dans l’organisation, la gestion et la qualité de la production mais aussi dans la prévention des risques professionnels et du respect de l’environnement.

Pouvez-vous décrire le processus de fabrication d'un plastique ?

Une des techniques les plus répandues en Belgique et même dans le monde est celle de l’injection. C’est d’ailleurs également celle que je préfère.

Le principe est tel que des granulés de matières premières tombent dans une vis sans fin. Ces granulés à l'état solide sont alors compressés et chauffés pour être ensuite injecter dans un moule. La matière injectée épouse donc parfaitement la forme de la pièce présente dans le moule. Et pour finir la pièce est éjectée du moule.

Qu’est-ce qui vous plaît dans la plasturgie ? 

C'est que la plasturgie possède plusieurs techniques de mise en œuvre. Il s’agit donc d’un travail très varié : injection, composite, thermoformage, calandrage, extrusion, etc. Aussi, la plasturgie touche beaucoup de secteurs industriels comme l'aéronautique, l'électricité, le bâtiment, l'emballage, etc. Donc ce secteur offre à la fois une grande diversité d’employeurs potentiels et de pratiques professionnelles !  

Et s’il y avait un côté négatif à ce type de métier ?

Si la demande en techniciens est assez grande, il n’existe pas des milliers d’entreprises spécialisées en Belgique.

S’il fallait mettre une qualité en avant ?

La rigueur, sans aucun doute. Et la dextérité manuelle.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.