Marie Moothien, Chef caissière

Interview réalisée en mai 2008

Marie Moothien est chef caissière chez Delhaize le Lion depuis 19 ans

En quoi consiste votre activité au quotidien ?

Je suis la chef caissière. Je suis responsable d’une équipe de 32 personnes. Je gère leurs horaires et je favorise l’entente dans l’équipe. Je veille à ce que tout tourne bien en caisse. Tout doit être en ordre à chaque instant. J’accorde les congés. Je fais en sorte que chacun ait pris ses vacances à temps. Je dois aussi faire le tampon lorsqu’il y a une altercation entre une caissière et un client. Il s’agit avant tout d’apaiser les choses. Il y a le travail de caisse, puis le travail de bureau. Je compte l’argent et j’effectue différentes tâches administratives avec l’aide de la secrétaire.

Il m’arrive souvent de me retrouver à la caisse. En tant que caissière, j’assure le service à mon poste. Parfois, il faut aller donner un coup de main en rayon. Les caissiers effectuent donc parfois le travail des réassortisseurs.

La personne qui assure l’accueil est, elle aussi, une caissière. Nous devons être polyvalents. Nous offrons également un « point poste » à l’accueil. Nous vendons des billets de loterie, des timbres,... Nous nous chargeons des envois enregistrés, des colis, des versements.

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer votre profession ?

Il faut avant tout être patient. Notre clientèle est très variée. Une caissière doit aussi être attentive à la demande des clients. Une qualité essentielle est la disponibilité.

Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ?

Le contact avec les clients est génial. J’aime beaucoup cet aspect de mon travail. Je ne vois pas d’inconvénients. J’adore mon métier. Disons qu’il faut arriver à composer avec le caractère des gens, ce qui peut être parfois difficile.

Quel est l’horaire de travail ?

Mon horaire est fixe. Je travaille 36 heures par semaine. Le magasin est ouvert de 8h à 20h. Lorsqu’un de mes collègues est malade ou en congé, il faut « sauter dedans pour boucher les trous ».

Quelles études avez-vous suivies pour accéder à votre profession ?

J’ai arrêté mes études en quatrième secondaire. Lorsque je suis arrivée chez Delhaize, on m’a attribué une « marraine ». Elle m’a formée pendant trois jours au maniement des caisses. Il s’agissait encore des anciens modèles et le pointage était manuel. J’ai dû apprendre à rendre la monnaie correctement et assez rapidement, ainsi qu’à aider les clients à emballer.
Lorsque le magasin reçoit un nouvel équipement, comme par exemple les caisses scanneuses, nous bénéficions un écolage de trois heures. Ensuite, nous utilisons le matériel en magasin et nous posons des questions. Un responsable observe le travail et vérifie si la caisse est juste et le travail bien fait. Si ce n’est pas le cas, on repart en formation.
Nous avons également été formées pour assurer le fonctionnement du « point poste » du magasin.

Actuellement, pour être caissière, il faut aussi être bilingue. Nous devons pouvoir informer, calculer, répondre aux questions et servir la personne dans sa langue. Par contre, un réassortisseur a moins de contacts avec les clients et sa  connaissance des langues n’est pas aussi indispensable.

Quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai travaillé comme intendante de maison et dans une usine métallurgique pendant plusieurs années. En 1989, j’ai commencé comme caissière chez Delhaize. Après quelques années, je suis devenue chef caissière. En étant volontaire et disponible, je suis donc devenue manager d’équipe.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Avant tout, pour le contact avec la clientèle. J’ai toujours voulu faire ce métier : être caissière ou hôtesse de l’air. Je voulais un travail qui me permette d’avoir des échanges avec les gens.

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie ?

Il faut s’accrocher. Travailler dans la grande distribution, c’est se donner à fond. Chez nous (Delhaize le Lion), on disait « avoir le lion dans le ventre ! ». Il faut être efficace et disponible. Lorsqu’il manque un employé, on le remplace, même si ces heures-là n’étaient pas prévues. On répond : « présent ! ». 

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.