Olivier Gérard, Acheteur

Interview réalisée en février 2019

Quel est votre employeur ? 

Je suis salarié chez Balteau, une société spécialisée dans la conception et la réalisation de solutions globales dans les domaines de l’eau potable, l’eau usée et l’énergie. Depuis juillet 2014, Balteau a rejoint CMI, actif sur les cinq continents. Ce groupe possède cinq branches d’activité : l’énergie, les services, la défense, l’industrie et l’environnement. Je suis rattaché au secteur environnement et plus particulièrement au service des achats.  

Combien de personnes composent ce service ?  

Nous sommes une équipe de sept acheteurs. Quatre « lead buyers », qui mettent en œuvre la stratégie des achats, mènent les négociations et établissent les contrats avec les fournisseurs, auxquels s’ajoutent trois « local buyers » qui rédigent les bons de commande conformément aux besoins définis et qui effectuent le suivi dans la qualité et les délais demandés. J’ai commencé par exercer les tâches du « local buyer » avant de devenir « lead buyer ». 

Vos compétences étaient-elles suffisantes pour travailler dans ce service achat ? 

J’ai une formation de base en dessin industriel qui m’a permis d’intégrer les connaissances techniques nécessaires pour comprendre et répondre aux demandes spécifiques des ingénieurs du bureau d’études. Mais c’est clair que je ne disposais pas de la formation commerciale nécessaire et adéquate pour exercer ma fonction actuelle. J’ai donc suivi une formation spécifique d’acheteur donnée par un organisme spécialisé. La combinaison des deux me permet d’être, du moins je le pense, efficace dans mon travail.  

En quoi consiste exactement votre métier d’acheteur ? 

Je suis chargé de l’approvisionnement des équipements. J’ai ainsi un portefeuille d’achats pour tout ce qui concerne les pompes et la chaudronnerie (filtres compresseurs, robinetterie). J’achète donc du matériel technique, spécifique, pour le bon fonctionnement de ces machines. 

Où vous procurez-vous le matériel nécessaire ? 

Cet approvisionnement, je vais le chercher principalement en Belgique, en recherchant le meilleur rapport qualité/prix. Evidemment, au fil des ans, je me suis doté d’un certain réseau de fournisseurs mais je cherche aussi de nouvelles sources.    

Effectuez-vous des déplacements à l’étranger pour vous approvisionner ?

Oui, de temps en temps. L’an dernier, je suis parti au Portugal et au Kenya. La plupart du temps, ce sont des missions très courtes. Elles servent à rencontrer nos fournisseurs, à faire de la prospection pour en trouver d’autres qui pourraient potentiellement le devenir ou encore pour amorcer le processus des commandes… 

Quelles compétences et qualités faut-il posséder pour exercer votre fonction ? 

Pour faire de bons achats, il faut avant tout avoir une parfaite compréhension de ce dont ont besoin les ingénieurs dans les bureaux d’études et le service de production. Et, donc, il faut des connaissances pointues dans notre domaine d’activité. En outre, les langues, et principalement l’anglais, sont indispensables. Au niveau des qualités, il est indéniable qu’il faut avoir un tempérament commercial. Il faut aussi pouvoir mener une stratégie d’achats. 

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre fonction ?

Les contacts permanents que l’on peut avoir, que ce soit avec les fournisseurs, les ingénieurs ou le service production. 

Et qu’est-ce qui paraît difficile ? 

Devoir faire comprendre en interne, aux ingénieurs et au service de production, les contraintes du service achats, et notamment le respect du budget ! 

Parfois je manque d’informations, ou tout au moins, de précisions, sur ce qui est clairement demandé : il faut aller à la pêche aux renseignements… 

Par ailleurs, on dépend très fort de nos fournisseurs, or, il y a des deadlines à respecter… Que ce soit au service achats ou au service production, on voudrait que tout aille très vite mais ce n’est pas toujours possible.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.