J. Place et J-C Peeters,
Ingénieur et Technicien

Interview réalisée en janvier 2008

Entretien avec M. Place, ingénieur et M. Peeters, technicien pour SABCA-Gosselies

Quelles ont été vos formations ?

J. Place : Je suis ingénieur industriel.
J.-C. Peeters : Je suis horloger de formation. A l’époque, on apprenait ce métier en humanités techniques. En fait, c’est de la mécanique.

Quels ont été vos parcours professionnels ?

J. Place : Mon travail à la SABCA est mon premier emploi : j’ai été engagé il y a douze ans. Mais, au départ, je travaillais en externe au bureau d’études.
J.-C. Peeters : Cela fait vingt-cinq ans que je travaille dans l’aviation. Auparavant, j’ai travaillé comme stagiaire ONEM à la Régie de la Poste pendant onze mois. Puis j’ai travaillé chez TIMCO qui a fait faillite. Et depuis treize ans, je travaille à la SABCA.

Avez-vous toujours voulu travailler dans les métiers de l’aéronautique ?

J. Place : Dans mon cas, j’avais vraiment la fibre. C’était vraiment le secteur qui m’intéressait.
J.-C. Peeters : Moi aussi, même si j’y suis arrivé par des chemins détournés. A l’époque, à part l’armée, personne ne formait à l’aviation.

En quoi consistent exactement vos fonctions respectives ?

J. Place : En tant que responsable du service, je supervise le bon entretien des équipements dont nous assurons la maintenance. Nous sommes une quinzaine de techniciens dans ce service, mais, en tout, nous sommes près de deux cent cinquante sur le site.
J.-C. Peeters : Je suis compétent pour tout ce qui concerne les régulateurs d’oxygène, c’est-à-dire les bonbonnes qui procurent l’oxygène au pilote.

Y a-t-il d’autres matières connexes qu’il est utile de connaître ?

J. Place : Dans mon travail de gestion du service, j’emploie évidemment l’informatique quotidiennement pour tout ce qui relève de l’administratif. Une bonne connaissance de l’anglais est indispensable, ne fût-ce que pour comprendre les manuels des équipements : 80% des documents que nous avons en main sont écrits dans un anglais technique. Même les rapports de la Force Aérienne !
J.-C. Peeters : Nous avons tous une compréhension au moins passive de l’anglais. Il peut nous arriver de devoir utiliser le néerlandais dans nos contacts avec les donneurs d’ordre, mais ce n’est pas une condition à l’embauche.

Quel est le profil scolaire requis pour travailler à la SABCA ?

J. Place : Je dirais qu’il faut faire des humanités techniques en électromécanique puis suivre un bachelier en aéronautique.

Est-il encore possible de se former sur le terrain ?

J.-C. Peeters : A mon avis, oui, si on suit les formations adéquates. Mais ça demande beaucoup d’investissement et de courage.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.