Séverine Sciorre, Esthéticienne

Comment devient-on esthéticienne ?

Après mes études secondaires, j’ai suivi une formation de deux ans à l’institut d’esthétique et de beauté «Maud Marcy » à Liège. Les stages peuvent s’effectuer au sein de l’institution avec l’avantage d’être suivis par les professeurs. Cette formation offre la possibilité de participer à des démonstrations en collaboration avec différentes sociétés de produits cosmétiques. Le diplôme ne donne pas l’accès à la profession mais la formation prépare à l’examen indépendant du Jury Central. Ensuite, je suis allée à l’IFAPME suivre une formation de chef d’entreprise de deux ans afin de pouvoir exercer comme indépendante. 

Quel est l’ordre de prix pour une installation comme indépendant ?

Pour débuter, il faut prévoir un bon investissement. Je peux dire qu’il faut compter plus ou moins 12000 à 13000 euros pour le matériel et permettre de se constituer un stock de produits. Quelqu’un qui souhaite s’installer à son propre compte doit aussi compter la location des locaux et les frais qui en découlent. De mon côté, j’ai eu la chance de m’installer dans la maison de ma grand-mère. 

Sur quelle base choisissez-vous vos produits de soin ?

Au départ, j’ai envoyé des courriers aux fournisseurs de produits d’esthétique et pédicurie afin d’avoir des échantillons. Le rapport qualité /prix a dicté mon choix. 

Les tarifs pour les soins sont-ils règlementés ?

Je suis libre d’imposer mes tarifs. Par contre, je me dois de rester compétitive, je tiens compte de la concurrence et du type de produits que j’utilise. Ne pas avoir de tarifs imposés engendre certains abus dans les instituts de haut standing. Lorsque je me déplace à domicile, je demande davantage que si la personne se déplace chez moi. Je le répète, aucune règlementation n’existe en ce qui concerne les tarifs. 

Quelles sont les principales qualités que requiert votre profession ?

Une très bonne hygiène est primordiale, notre image est le reflet de notre travail. Il est également essentiel de savoir conseiller nos clients et bien connaître nos produits. 

Est-ce un métier essentiellement féminin ?

En ce qui concerne l’esthétique, je dirais que c’est un métier essentiellement féminin. Les hommes qui travaillent dans ce domaine se spécialisent plutôt dans le maquillage que dans les soins esthétiques à proprement parlé. 

Que faites-vous pour demeurer à la fine pointe de ce métier ?

Des représentants nous proposent les nouveautés dans le domaine. Je participe chaque année ou tous les deux ans à des formations continues étalées sur quelques semaines. 

Quels conseils donneriez-vous à jeune qui voudrait choisir ce métier ?

Avoir envie de faire ce métier. On ne peut pas exercer ce métier sans vraiment être passionné!

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.