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Réviseur·euse d'entreprises

Economie & gestion / Gestion & comptabilité

Profession dont l'accès est réglementé Profession dont l'accès est réglementé
Code Riasec EIC - Mise à jour 01/01/2003

Le réviseur d'entreprises est une personne assermentée qui exerce avant tout une mission d'ordre public et d'intérêt général.

Le public auquel l'information est destinée est varié.

Emission d'actions en dessous du pair comptable, transformation de forme juridique d'une société : ce sont là toutes les missions légales découlant du code des sociétés commerciales.

Le réviseur d'entreprises peut aussi exercer des mission dites accessoires et compatibles, mais dans le respect des règles d'indépendance.

La mission d'ordre public consiste à contrôler et certifier l'information financière, c'est-à-dire :

  • La vérification et le redressement de tous documents comptables.
  • L'expertise tant privée que judiciaire dans le domaine de l'organisation comptable, l'analyse du fonctionnement de l'entreprise au point de vue de son crédit, du rendement et des risques.
  • Les activités de conseil dans les domaines suivants : la valeur d'une entreprise ou d'un titre ;l'opportunité de l'octroi d'un crédit ; le financement et la politique d'investissement ; l'importance d'un dégât (fraude, incendie,. etc.) ou d'une perte (rupture de contrat, etc.);restructuration d'entreprise ; transmission d'entreprise ; consistance d'un patrimoine.
 

Compétences & actions

Le réviseur d'entreprises est avant tout un passionné des chiffres.Ces derniers constituent en effet la matière première de son travail.C'est ensuite une personne ayant acquis de fortes connaissances dans le domaine économique et qui par l'évolution constante du secteur, doit souvent remettre son savoir à niveau par des formations continues.

Savoir-être

Face aux nombreuses données à traiter, le réviseur d'entreprises doit être très rigoureux dans ses tâches et doit posséder un bon esprit de synthèse pour en dégager des conclusions.

Au delà de l'aspect "chiffres", le réviseur d'entreprises doit être un communicateur capable d'expliquer de manière concrète les tenants et aboutissants de sont travail lors, par exemple, de réunions avec les comités de direction ou lors de l'exposé des résultats au conseil d'administration.

Cadre professionnel

Etant donné sa fonction, le réviseur d'entreprise doit être protégé de toutes pressions extérieures de nature à influencer son travail.
C'est pourquoi, lors de la création de l'Institut des Réviseurs d'Entreprises, le législateur a fixé un cadre déontologique précis applicable à l'ensemble de la profession.
L'IRE est muni d'organismes de contrôle chargés de veiller au bon respect de ce code par ses membres.

L'ensemble de la déontologie à laquelle doivent se soumettre les réviseurs d'entreprises est arrêtée par la loi du 22 juillet 1953 et complétée par l'arrêté royal du 10 janvier 1994 (l'entièrereté du vade-mecum est accessible auprès de l'IRE).
Une réédition du vade-mecum de l'IRE est prévue pour fin 2002 - début 2003.

Néanmoins, nous aborderons brièvement deux fondements éthique essentiels de la profession, à savoir :

L'indépendance : cette notion touche plusieurs aspects. Tout d'abord, la profession de réviseurs d'entreprises est incompatible avec toute activité liée à un contrat de travail, à une activité commerciale ou à l'administration d'une société.

A cela s'ajoute le principe selon lequel il doit arrêter ou refuser toute mission ne garantissant pas son indépendance dans le travail, et ce pour quelques raisons que ce soit (pressions, rétention d'informations, liens de parenté avec la société, etc).

Le secret professionnel : durant toute mission, le réviseur d'entreprises est amené à consulter et à utiliser des données confidentielles concernant les entreprises.

C'est pourquoi l'IRE soumet tous ses membres à un secret professionnel strict. Les seules possibilités de déroger à cette règle sont les cas où la loi exige la publication de ces éléments.

C'est notamment pour ces raisons que les réviseurs d'entreprises sont enregistrés sous le statut d'indépendant. Soit ils travaillent seuls et tiennent essentiellement des comptabilités ou effectuent des missions légales (contrôles...); soit ils se réunissent en Cabinets de Révisorats de tailles variables. Les réviseurs d'entreprises peuvent faire partie de cabinets de grandes tailles, de tailles moyennes (20 à 25 personnes).

Les petits cabinets peuvent être issus de la réunion de plusieurs réviseurs d'entreprises ou n'être qu'un seul réviseur d'entreprise et s'occuper principalement du travail au niveau des PME (petites et moyennes entreprises).

Cette fiche a été réalisée grâce à l'aimable autorisation de l'Institut des Réviseurs d'Entreprises, les informations proviennent du site : http://www.ibr-ire.be

Conditions requises

Les conditions d'accès à la profession de réviseur d'entreprises sont rigoureuses au même titre,d'ailleurs, que dans la plupart des autres professions libérales. Etant donné l'importance de la mission d'intérêt général confiée au réviseur d'entreprises, la loi du 22 juillet 1953 impose les conditions suivantes pour devenir réviseur d'entreprises :

  • Etre belge ou avoir un domicile en Belgique.
  • Avoir au moins 25 ans et 65 ans au plus.
  • Ne pas avoir été condamné pour certaines infractions spécifiques.
  • Etre porteur d'un diplôme universitaire ou de l'enseignement supérieur en Belgique, d'un diplôme équivalent à l'étranger ou encore répondre aux conditions de diplôme et/ou d'expérience fixées par le Roi.
  • Avoir réussi un examen d'admission au stage (les détenteurs d'un diplôme universitaire peuvent obtenir des dispenses pour certaines épreuves).
  • Avoir réussi un stage de trois ans (conditions spéciales pour les experts-comptables et les professionnels étrangers).
  • Réussir l'examen d'aptitude en fin de stage, constitué de deux épreuves, l'une écrite, l'autre orale.
  • Prêter serment devant le Tribunal de Commerce.

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