Grâce aux écluses, les bateaux de transport ou de plaisance peuvent franchir des dénivelés importants et aisément naviguer sans toucher le fond de l’eau. Pour les faire fonctionner, on fait appel à un éclusier. 

Assigné à un « ouvrage d’art » (qu’il s’agisse d’une écluse, d’un ascenseur, d’un plan incliné, d’un pont mobile, d’un barrage ou parfois même d’un port maritime), ce professionnel du domaine fluvial fait passer l’embarcation dans le sas, monte ou descend le niveau d’eau en fonction de la direction que le bateau prend, et ouvre la porte. Par ailleurs, il est chargé de la régulation du trafic sur la voie d’eau : il réceptionne et émet les avis de mouvement des bateaux, tient le registre de leur passage et informe les autorités compétentes du type, de l’origine et de la destination du bateau. Il communique aussi sur le niveau des eaux et, par exemple, sur une éventuelle pollution.   

Il s'occupe de l’entretien de l’écluse (graissage, vérification du niveau d’huile, etc.), du site ainsi que des ouvrages environnants (ponts, barrage, etc.), de la voie d'eau en question, de ses dépendances et abords sont de son ressort.

Il effectue toutes ses tâches en veillant à la sécurité des embarcations et des passagers mais aussi des piétons et véhicules qui peuvent se voir interdire le passage sur l’écluse le temps des manœuvres. Il assure également une surveillance de l'écluse afin de faire respecter en permanence les règlements en vigueur et de pallier aux éventuels problèmes. 

L’éclusier joue aussi un rôle d'accueil des usagers (mariniers et touristes). 

Actuellement, le métier s’exerce encore souvent manuellement mais il devrait fortement évoluer à l’avenir : l’éclusier devrait ainsi opérer derrière un poste de commande ou un ordinateur, et actionner les mécanismes pour l’ouverture et la fermeture des portes assurant le passage des bateaux. La gestion à distance des écluses par vidéo-surveillance depuis un centre de contrôle est une pratique de plus en plus répandue.

 

Compétences & actions

  • Maîtriser le fonctionnement de l’écluse et des machines 
  • Connaître les rudiments du règlement de navigation
  • Gérer le trafic fluvial franchissant l’ouvrage d’art 
  • Effectuer les manœuvres de l’ouvrage d’art
  • Guider les manœuvres des bateaux
  • Établir et vérifier les documents de navigation 
  • Etablir puis transmettre les informations fluviales et de situation des eaux
  • Procéder aux opérations de régulation de débit des eaux
  • Appliquer et faire respecter les dispositions légales, les procédures, les normes et/ou les réglementations en vigueur
  • Surveiller les installations
  • Effectuer des travaux d’entretien de l’ouvrage, de son bâtiment et de ses abords

Savoir-être

  • Sens des responsabilités
  • Observation et vigilance
  • Rigueur
  • Sens de la méthode et de la précision 
  • Disponibilité
  • Communication 
  • Capacité d’adaptation 
  • Réactivité
  • Bonne condition physique

Cadre professionnel

Le métier s’exerce de jour comme de nuit, été comme hiver, au sein d’un des nombreux ouvrages d’art gérés par les Voies hydrauliques wallonnes ou le Port de Bruxelles. L’éclusier peut aussi éventuellement travailler au sein d’un port maritime. 

L’horaire d’ouverture et de fermeture des ouvrages d’art varie selon la voie, les périodes de l'année et les conditions météorologiques. Ce travail s’effectue le plus souvent en équipe. 

L’éclusier est domicilié sur place ou habite à proximité pour être facilement présent en cas de problème (notamment pour réguler le débit des eaux lors de fortes pluies, par exemple). 

Conditions requises

En Wallonie, les éclusiers sont engagés par le Service Public Wallonie et plus particulièrement par la Direction générale opérationnelle de la Mobilité et des Voies hydrauliques sur base d’un examen en cas de poste vacant. Pour postuler, il faut posséder le permis de conduire B et le brevet de natation 100m. 

A Bruxelles, les agents des voies navigables statutaires sont recrutés après avoir passé un examen mis en place par « Talent Brussels ». Un brevet de natation de 50m est demandé au moment du recrutement.

Dans les deux cas, il n'y a pas d'exigence de diplôme et le métier s’apprend directement sur le terrain. 

Infos : http://voies-hydrauliques.wallonie.be - http://port.brusselshttp://www.talent.brussels 

Formations

Il n’existe pas de formation spécifique pour se préparer à ce métier.

Les liens formations-métiers sont mis à jour annuellement.

Autres appellations : Agent·e d’exploitation des voies navigables, Agent·e d’exploitation des ports maritimes, Barragiste, Garde-canal, Manœuvre d’écluse, Manœuvre d’ouvrage d’art, Pontier·ère
 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.
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