Par souci de lisibilité, nous avons pris le parti de ne pas écrire le féminin et le masculin du métier dans ce texte. Seul le titre est inclusif.

L'opérateur du trafic maritime surveille la navigation depuis la côte au sein de la Centrale Garde côtière, et plus particulièrement pour le « Service d’Accompagnement maritime » situé à Zeebruges. Il fournit diverses informations aux navires pour que leur navigation se déroule de manière sûre et fluide sur les voies d'accès à destination et en provenance des ports maritimes. 

Derrière son moniteur, l'opérateur scrute la mer en utilisant au quotidien le « Vessel Traffic Service » (VTS). Il s'agit d'un outil de surveillance du trafic maritime permettant de suivre les mouvements des navires dans les ports et les grands axes maritimes côtiers, grâce à la superposition de différents renseignements provenant, par exemple, de radars, de caméras de surveillance et du système d'identification automatique (AIS) dont sont dotés les navires de commerce.

Parmi ses tâches figurent également la réception et l'envoi des rapports de position de navires en mer. Si cela s'avère nécessaire, il peut imposer des restrictions à la circulation et aux manœuvres envisagées par ceux-ci. 

Son travail apporte une assistance concrète aux navires. Ainsi, lorsqu'il constate qu'une situation dangereuse est sur le point de se produire, il intervient directement en donnant des informations utiles au(x) navire(s) concerné(s) et aux services d'aide (tel que le Centre Maritime de Sauvetage et de Coordination – MRCC). Il peut aussi fournir une assistance radar lorsque, par exemple, un pétrolier ou tout autre navire transportant des matières dangereuses est en approche du port. Dans ce cas précis, il en avertit les navires à proximité. 

Cet opérateur agit toujours de manière préventive pour éviter tout accident/incident en mer. De par son activité professionnelle, il contribue fortement à améliorer l'efficacité du trafic en mer mais aussi à protéger l'environnement. 

 

Compétences & actions

  • Maîtriser le fonctionnement du système d'information du trafic maritime 
  • Utiliser divers outils de télécommunication (radars, outils d’informations météorologiques, etc.)
  • Fournir un guidage radar à la navigation maritime 
  • Contacter les navires dans la zone couverte 
  • Vérifier les données des navires et l'objet de leurs voyages 
  • Contrôler les bouées dans la propre zone d'exploitation 
  • Fournir les informations au Centre Maritime de Sauvetage et de Coordination (MRCC) en cas d'urgence
  • Apporter une aide au MRCC en cas d'urgence

Savoir-être

  • Concentration et vigilance
  • Réactivité
  • Sens de la méthode
  • Précision, rigueur, minutie
  • Discipline et organisation
  • Excellente acuité visuelle

Cadre professionnel

L'opérateur de trafic maritime travaille pour le Service d'Accompagnement Maritime basé à Zeebruges dépendant de la Centrale Garde côtière[1]. Il collabore avec les opérateurs de la marine, la police de navigation et les services de douane. Il suit les lignes directrices rédigées par l'OMI (Organisation Maritime Internationale) et l'AIEA (Association internationale des Aides Marines à la Navigation et des Autorités des Phares).

Afin de pouvoir offrir des services de trafic maritime 24 heures sur 24, les centres de trafic fonctionnent par équipes. 

Formations

Il n’existe pas de formation spécifique pour se préparer à ce métier. L'accès se fait via un examen de recrutement organisé par la Centrale Garde côtière (www.kwgc.be). Bien souvent un diplôme de niveau bachelier est recommandé.

Les liens formations-métiers sont mis à jour annuellement.

Autres appellations : Opérateur·rice d'information Garde côtière, Opérateur·rice d'information maritime, Opérateur·rice VTS

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SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.