Profil du journaliste en 2019

Posté le 06/04/2019  —  Actualité précédente / suivante

Une étude menée par l'ULB, l'UMons et l'UGent, soutenue par les unions professionnelles AJP et VVJ, révèle que la profession de journaliste a peu changé en cinq ans.

1302 journalistes francophones et néerlandophones ont acceptés de répondre à cette enquête d'envergure, soit un échantillon de 24,5% de la profession.

Les résultats de cette étude permettent de dresser le profil du journaliste travaillant en Belgique:

  • les femmes ne représentent que 31,4% des répondants. Si elles sont plus nombreuses en début de carrière (44,5%), elles quittent aussi plus rapidement la profession lorsque les contraintes de la vie de famille prennent le dessus.
  • 92,9% des journalistes en Belgique sont nés dans notre pays.
  • politiquement, 58,4% des journalistes se positionnent à gauche tandis que 26% se situent plutôt au centre et que 15,6% sont à droite. Ce positionnement politique est similaire en Flandre et en Wallonie.
  • 25% des journalistes affirment avoir subi des discriminations dans le cadre de leur métier (liées à l'âge, au genre, aux origines, etc.).
  • les journalistes perçoivent généralement leurs conditions de travail comme difficiles (charge de travail de plus en plus pesante, multitâche imposé par le multimédia, insécurité de l'emploi, vies sociale et de famille réduites).
  • seuls 42% des journalistes déclarent travailler toujours ou presque sur le terrain tandis qu'un sur cinq affirme ne jamais s'y rendre, le travail étant cantonné en salle de rédaction.

L'enquête met également en évidence une forte tendance à la précarisation de la profession. Alors qu'en 2013, les free-lance représentaient 20% des effectifs, ils sont désormais un sur quatre à travailler sous le statut d'indépendant, pour un salaire net d'environ 1983 euros tandis que celui d'un salarié s'élève à 2451 euros.

Le Soir, 6 avril 2019

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.