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Assistant·e de surveillance pénitentiaire

Sécurité / Protection & surveillance

Code Riasec RSE - Mise à jour 11/01/2017

De jour comme de nuit, l’assistant de surveillance pénitentiaire accomplit deux grandes missions. D’une part, il assure le maintien de l’ordre dans un établissement pénitentiaire pour éviter tout risque d’émeute ou d’évasion qui mettrait en danger la sécurité des détenus mais aussi des citoyens. L’assistant de surveillance pénitentiaire surveille en permanence les détenus, effectue des rondes, inspecte les cellules, réalise les fouilles corporelles, procède à l’ouverture et à la fermeture des portes, fait respecter les règlements et la discipline, gère les conflits. Il doit faire preuve de vigilance pour repérer tout objet dangereux ou illégal (ex. : couteau, GSM, etc.) et toute activité interdite. Il contrôle également les visites au parloir et rapporte à la direction tout problème survenu et porté à sa connaissance. Au besoin, il escorte aussi les personnes détenues au tribunal ou chez le médecin.

D’autre part, l’assistant de surveillance pénitentiaire gère l’organisation de la vie quotidienne au sein de la prison. Il se charge du contrôle au moment du réveil, de la distribution des repas, des douches, de l’attribution des travaux journaliers aux détenus, de l’animation d’activités sportives ou culturelles. Il vérifie aussi le courrier et les colis postaux et gère les appels téléphoniques.

Enfin, il contribue quotidiennement à la réinsertion sociale des prisonniers, en maintenant un contact humain avec les détenus. Par exemple, l’assistant de surveillance pénitentiaire accompagne les détenus dans leurs diverses démarches administratives, écoute et transmet leurs requêtes aux services responsables.

 

Compétences & actions

  • Maintenir la sécurité
  • Anticiper et évaluer les risques d’une situation
  • Réagir rapidement en présence d’un événement soudain
  • Gérer les conflits
  • Instaurer des conditions de vie humaines dans le milieu carcéral
  • Gérer les activités quotidiennes au sein de la prison
  • Communiquer les évènements survenus à ses collègues et/ou à son supérieur hiérarchique
  • Parler une ou plusieurs langues étrangères au vu de la diversité culturelle au sein des prisons

Savoir-être

  • Autorité
  • Sang-froid
  • Respect
  • Collaboration avec l’équipe
  • Résistance au stress
  • Intégrité et loyauté
  • Calme
  • Bonne condition physique

Cadre professionnel

La Belgique compte 34 établissements pénitentiaires, répartis entre la Wallonie (16), la Flandre (16) et Bruxelles (2).

Il existe des « maisons d’arrêt » et des « maisons de peine ».

Les maisons d’arrêt  sont des prisons destinées aux prévenus en attente de jugement, aux condamnés à de courtes peines ou aux condamnés en attente d’être transférés dans une maison de peine.

Les maisons de peine hébergent les condamnés qui ont été jugés et qui purgent leur peine. Il en existe 3 types en Belgique selon le niveau sécurité mis en place : les établissements fermés, semi-ouverts et ouverts.

Comme les détenus sont surveillés 7 jours sur 7, de jour comme de nuit, les horaires de l’assistant de surveillance sont variables, en équipe du matin, d’après-midi ou de nuit, durant les week-ends et les jours fériés.

Conditions requises

Pour devenir assistant de surveillance pénitentiaire, aucun diplôme n’est exigé mais l’âge minimum de 20 ans est requis ainsi qu’un certificat de bonnes vie et mœurs et avoir la nationalité belge. Après la réussite d’un examen du Selor, le futur agent suit une formation de base de 13 semaines au Centre de Formation du Personnel Pénitentiaire. A la fin de la formation, le Centre de Formation du Personnel Pénitentiaire établit un rapport de stage sur base duquel l’agent est nominé définitivement si le stage s’est révélé concluant.

Autres appellations : Gardien·ne de prison, Surveillant·e de prison

Ce site est un site d'information belge francophone sur les métiers.

 
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