L’hydrobiologiste est le spécialiste de la qualité des eaux. Il étudie l’état biologique des milieux aquatiques : fleuves, rivières, cours d’eau, ruisseaux, sources, lacs, étangs, marais, plans d’eaux, eaux souterraines, etc.

Ce scientifique intervient dans trois situations distinctes. Premièrement, lorsque des phénomènes anormaux sont constatés dans un milieu aquatique : surmortalité des poissons, couleur suspecte, développement étrange d’algues, etc. Son travail consiste alors à prélever de multiples échantillons et à les analyser en laboratoire (observation au microscope, culture de cellules, etc.) pour trouver la cause de cette pollution. Une fois le diagnostic établi, ce chargé d’études préconise des solutions afin que le milieu aquatique étudié retrouve son état normal. Il peut notamment présenter un plan d’actions de repeuplement des rivières, de rétablissement de la flore, une nouvelle politique de gestion piscicole et/ou hydraulique, des aménagements locaux, des modifications des pratiques agricoles et/ou industrielles, etc. Selon la situation, il peut assurer le suivi de ces projets sur du long terme.

Deuxièmement, il peut effectuer une analyse de l’état biologique de l’eau pour étudier l’impact réel d’une route, d’un chemin de fer, d’une usine… sur l’environnement aquatique limitrophe. L’hydrobiologiste sensibilise alors sur les effets néfastes de certaines pratiques agricoles et industrielles. 

Troisièmement, une analyse peut être demandée par un promoteur en amont d’un projet (ex. : la construction d’une station d’épuration). Ce professionnel anticipe alors les potentielles conséquences sur l’environnement et les populations aquatiques environnantes. Dans ce cas, son travail consiste à proposer des solutions pour diminuer voire supprimer totalement les répercussions néfastes d’une nouvelle infrastructure. 

Il veille à ce que les solutions proposées soient toujours en adéquation avec les règles en vigueur, la législation et les normes environnementales ainsi que les moyens disponibles. Cet écologiste marin est donc à la fois un homme de terrain qui réalise des prélèvements, un chercheur en laboratoire qui analyse des échantillons et un conseiller.

Une tâche importante de son travail consiste également à rassembler les résultats de ses analyses sous forme de rapports scientifiques et techniques, d’articles, d’ouvrages, de mémoires ou de thèses. Il participe aussi à des congrès et à des colloques afin de partager ses connaissances avec d’autres professionnels des milieux aquatiques

Pour s’adresser à un public moins averti, ce scientifique vulgarise ses résultats de recherche et les données techniques. En effet, il adapte sa communication pour défendre ses conclusions auprès des décideurs (publics ou privés) et fournir des arguments (d’un point de vue écologique, économique, juridique et social) sur l’efficacité des mesures correctives et préventives qu’il propose.

Ce chercheur s’occupe aussi de la gestion des campagnes d’étude, de leur financement et leur budgétisation. Il définit les protocoles d’interventions, les échantillons à prélever, etc.

 

Compétences & actions

  • Posséder des connaissances en biologie, chimie, écologie, botanique, zoologie, mathématiques, physique, etc.
  • Connaitre la législation et les normes environnementales
  • Lire et parler l’anglais 
  • Utiliser du matériel informatique et technique de pointe
  • Réaliser des expériences et analyser les résultats
  • Expertiser des données et vérifier des hypothèses
  • Evaluer les dangers et les risques environnementaux
  • Rédiger des rapports et des synthèses scientifiques et techniques
  • Vulgariser les résultats de ses recherches et assurer un rôle de médiateur scientifique
  • Gérer des projets de recherche et leur budget
  • Diriger un laboratoire et superviser une équipe de techniciens
  • Collaborer avec d’autres chercheurs

Savoir-être

  • Rigueur et précision
  • Organisation et méthode
  • Curiosité et sens de l’observation
  • Esprit d’analyse et de synthèse
  • Capacités de communication, d’argumentation, de négociation et de persuasion
  • Patience et persévérance
  • Habileté manuelle et méticulosité
  • Adaptabilité et flexibilité
  • Autonomie
  • Pédagogie et vulgarisation
  • Diplomatie
  • Bonne condition physique
  • Mobilité

Cadre professionnel

L’hydrobiologiste peut être employé au sein de pouvoirs publics, d’instituts de recherches publics ou privés, de bureaux d’études spécialisés, d’universités, d’agences environnementales et de l’eau, de stations d’épuration, etc. Il peut aussi être engagé par des entreprises agricoles et industrielles (notamment dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture), de grands groupes chimiques ou de l’industrie extractive (pour contrôler le niveau de pollution des cours d’eau, des nappes phréatiques, etc.), des laboratoires, sociétés d’expertise en environnement, etc. Il peut aussi travailler pour des associations de défense de l’environnement, des espèces aquatiques ou de protection de la biodiversité, des collectivités, des ONG, etc.

Ce professionnel travaille majoritairement seul mais il peut, selon l’étude, être à la tête d’une équipe de techniciens. Lors de projets de plus grande ampleur et multidisciplinaires, il collabore avec d’autres spécialistes : botaniques, zoologistes, etc. Il est aussi en contact avec les décideurs (publics ou privés), les représentants des pouvoirs publics, etc.

L’hydrobiologiste partage son temps de travail entre le terrain, les analyses en laboratoire et la rédaction dans un bureau. Lors des prélèvements, ce professionnel est exposé au froid et à l’humidité, cette phase de travail peut même se dérouler sous une couche de glace. Il est donc confronté à des conditions climatiques parfois difficiles.

Les déplacements sur le terrain sont nombreux, ce chercheur est donc très mobile. Un équipement de protection est nécessaire lors des campagnes de prélèvement. Il est aussi utile de porter une protection stérile en laboratoire. De plus, il est amené à manipuler des substances chimiques dangereuses. 

Les conditions et horaires de travail sont variables selon l’employeur, le client ou le sujet d’étude. Ce chercheur doit assurer des gardes et être disponible en cas de situation d’urgence (ex. : une pollution accidentelle).

Autres appellations : Chargé·e d'études environnement, Ecologiste marin·e, Ingénieur·e en hydrobiologie, Ingénieur·e en management environnemental, Médecin des milieux aquatiques
 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.
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