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Carrossier·ère

Technique & industrie / Métal
Transports & logistique / Transport routier

Profession dont l'accès est réglementé Profession dont l'accès est réglementé Métier en fonction critique en Région bruxelloise Métier en fonction critique en Région bruxelloise Métier en fonction critique en Wallonie Métier en fonction critique en Wallonie
Code Riasec RIC - Mise à jour 30/07/2015

Le carrossier est la personne qui répare les véhicules accidentés. Dès l'arrivée d'une voiture accidentée chez le garagiste, il établit après examen des dommages, un premier diagnostic. S'il y a déclaration d'accident, il attend la décision de l'expert automobile.

La réparation en carrosserie est très codifiée : le véhicule doit être remis dans son état neuf, correspondant aux normes du constructeur de la voiture. Le carrossier est responsable de la qualité de son travail vis-à-vis du client et de la compagnie d'assurances.

Ses tâches seront d'effectuer la réparation d'éléments mécaniques endommagés d'un véhicule (auto, camion, autobus, etc.), souder et réparer certaines parties de la carrosserie, redresser les cadres et les châssis (vitres, glaces, etc.), appliquer, finir et retoucher la peinture des véhicules et effectuer l'estimation des réparations de véhicules endommagés. Il ajuste les soubassements de la carcasse du véhicule, remplace l'élément défectueux ou le restructure et normalise les véhicules abîmés.

Lorsqu'il travaille dans une usine de montage de véhicules, il s'occupe de la préparation et de la finition des surfaces composant la carrosserie des véhicules.

 

Compétences & actions

Il ne doit pas seulement savoir maîtriser toutes les techniques de réparation de la tôle mais il doit aussi :

  • Avoir des notions de mécanique et d'électronique pour comprendre le fonctionnement d'une voiture
  • Savoir lire des plans et des dessins techniques
  • Connaître les différentes techniques d'application et de séchage des peintures
  • Savoir utiliser l'informatique et les logiciels d'évaluation des dégâts d'un véhicule
  • Se tenir au courant des nouvelles technologies par des revues spécialisées et des stages de formation

Les progrès techniques font évoluer le métier. Le carrossier intervient plus rarement de façon traditionnelle (débosselage, planage, redressage puis remodelage), excepté pour les petits dégâts.

Savoir-être

  • Grande capacité d'adaptation
  • Être capable de travailler dans un lieu bruyant avec des horaires variables
  • Méticuleux
  • Propre
  • Dextérité et habileté manuelle
  • Souci du détail, minutie et précision
  • Sens esthétique, bonne appréciation des volumes, des formes et des couleurs
  • Capacité d'observation pour déceler les anomalies mécaniques
  • Conscience professionnelle
  • Aptitude à établir un bon contact avec les clients
  • Supporter la station debout ou les positions inconfortables sous les véhicules
  • Ne pas présenter d'affection des yeux (pour effectuer les soudures, des lunettes et visières de protection sont obligatoires)
  • Ne pas être allergique aux peintures, vernis, solvants et poussières
  • Bonne santé
  • Bonne vision et ouïe
  • Bonne condition et endurance physique
  • Autonomie et débrouillardise
  • Sens des responsabilités
  • Être polyvalent

Cadre professionnel

Seul ou en petite équipe, le carrossier exécute à l'atelier les travaux de réfection nécessaires. Il travaille surtout dans de petites entreprises,la plupart traitant la mécanique et la carrosserie. Il adopte souvent des positions inconfortables,dans un atelier bruyant. Les ateliers doivent être bien ventilés en raison des produits nocifs utilisés. Malgré les progrès technique, le carrossier travaille encore souvent à la main mais il utilise plus souvent des outils de haute technologie comme le banc de mesure au laser. Le volume des réparations varie également selon les régions et selon les saisons.

Après quelques années de pratique, les possibilités de promotion pour un salarié sont de deux types :

  • devenir chef d'atelier avec des responsabilités hiérarchiques, s'il travaille dans un groupe d'une certaine importance
  • travailler pour son compte en créant une entreprise artisanale. En province, 90 % des entreprises ont 2 ou 3 ouvriers, on compte seulement quelques grosses entreprises possédant 25 à 30 ouvriers.

Certains se spécialisent dans la transformation ou la construction d'autos ou de camions. Par exemple : la carrosserie des voitures de courses, les luxueuses limousines, la camionnette du marchand de glace, etc.

Employeurs potentiels

  • Ateliers de carrosserie
  • Ateliers de débosselage
  • Centre de réparation de véhicules lourds
  • Centres d'estimation de véhicules
  • Commerces d'autos usagées
  • Concessionnaires d'automobiles
  • Concessionnaires de véhicules lourds
  • Garages de réparation d'automobiles

Pour exercer le métier de carrossier-réparateur en tant qu'indépendant, il faut répondre à 2 conditions :

  • Disposer des connaissances professionnelles nécessaires
  • Avoir des connaissances en gestion et le certificat

La preuve de ces connaissances est apportée par des diplômes ou des années de pratique du métier. C'est la Chambre des métiers qui vérifie la validité de ces preuves. De plus, le carrossier doit obtenir un permis d'exploitation parce qu'il utilise des produits dangereux (comme les peintures) dans son travail.

Conditions requises

Il existe différentes filières de formation pour exercer le métier de carrossier : de l'enseignement initial aux formations continuées.

Autres appellations : Préposé·e aux ajustements, Redresseur·euse de caisses et de cadres, Technicien·ne en carrosserie, Vendeur·euse d'autos usagées

Ce site est un site d'information belge francophone sur les métiers.

 
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