La fin des professions réglementées?

Posté le 13/07/2018  —  Actualité précédente / suivante

La Commission européenne pousse les pays membres à libéraliser les professions réglementées. Le Bureau du Plan s'est donc penché sur les effets possibles d'une libéralisation de ces professions.

Actuellement, en Belgique, de nombreux métiers sont considérés comme réglementés c'est-à-dire qu'ils nécessitent un diplôme spécifique, la réussite d'examens particuliers ou l'enregistrement auprès d'un organisme professionnel avant de pouvoir l'exercer. Les secteurs visés  par cette réforme sont les services juridiques et comptables, les architectes et les ingénieurs mais, à terme, les métiers manuels, liés au social ou à l'éducation pourraient également être concernés.

La volonté de la Commission européenne est de ne plus entraver l'accès à ces activités à d'autres professionnels de l'Union Européenne.

Selon le Bureau du Plan, un accès libre aux professions réglementées permettrait à de nouveaux acteurs de voir le jour, ce qui pourrait faire augmenter le produit intérieur brut de près de 2 milliards d'euros en 20 ans. Mais tous les acteurs de terrain ne sont pas favorables à cette réforme. Selon la Confédération construction, libéraliser les professions réglementées pourrait conduire à davantage de faillites et de problèmes pour le consommateur.

A noter que la Flandre a déjà adopté une réforme qui libéralise certaines professions réglementées, entrée en vigueur au 1er janvier 2018.

L'Avenir, 13 juillet 2018


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