L’herboriste délivre des plantes médicinales et aromatiques récoltées dans l’année, mais aussi d’autres substances naturelles ainsi que des préparations à base de ces produits. Les murs de sa boutique sont tapissés de tiroirs et de bocaux aux noms savants.

Autrefois, l’herboriste cultivait lui-même ou cueillait dans la nature les plantes et les fleurs qu’il vendait après les avoir récoltées, séchées et conditionnées. Aujourd’hui, cette pratique est déléguée à des laboratoires et à des exploitants agricoles auprès desquels il passe commande.

L’herboriste sait extraire des plantes leurs propriétés curatives. Il utilise des recettes existantes ou en élabore de nouvelles pour préparer des remèdes et des soins à base de plantes fraîches, de plantes séchées ou d’huiles essentielles. La décoction, la macération et l’infusion sont des méthodes qu’il maîtrise parfaitement. Il peut ainsi proposer à sa clientèle des herbes séchées bien sûr, mais aussi des tisanes, des baumes, des pommades, des cosmétiques à base de plantes, des mélanges d’huiles essentielles, des compléments alimentaires, etc.

Au quotidien, il s’occupe également de la vente et du conseil aux clients. Il écoute leurs demandes et les questionne pour mieux cerner leurs besoins. Lorsqu’il choisit le produit adapté, l’herboriste est attentif aux éventuels risques liés à une mauvaise utilisation (contre-indications, absorption d’une trop grande quantité, mauvaise combinaison, etc.). Il informe les personnes de la posologie [1] des plantes ou des produits délivrés. Qu’ils soient raffermissants, calmants, diurétiques ou drainants, les remèdes peuvent être ingérés, appliqués sur la peau, dissous dans l’eau du bain, etc. Parfois, l’herboriste dispense quelques conseils en matière d’hygiène de vie ou de diététique. Pour favoriser la viabilité de son officine, l’herboriste peut également proposer à la vente des huiles végétales, des ouvrages de référence, des pierres, des paniers bio, etc. Il peut également organiser des ateliers de découverte de plantes ou de préparations, des promenades thématiques dans la nature, des ateliers de cuisine avec des plantes inhabituelles.

 

[1]: La posologie concerne les modalités d’administrations du remède : dosage et rythme des prises.

 

Compétences & actions

  • Avoir des connaissances approfondies en anatomie, botanique, biochimie végétale, diététique et physiologie
  • Connaître les propriétés médicinales des plantes, des combinaisons et des contre-indications
  • Choisir les remèdes adéquats
  • Conseiller et informer la clientèle
  • Réaliser des préparations (dosage, mélanges, modes de fabrication)
  • Gérer les stocks et l’officine
  • Tenir à jour la comptabilité
  • Animer des ateliers de découverte

Savoir-être

  • Sens du contact
  • Ecoute
  • Patience
  • Soin
  • Sens de l’observation
  • Respect des normes d’hygiène et de sécurité
  • Souci de l’environnement
  • Sens commercial
  • Autonomie

Cadre professionnel

Les pharmacies et les supermarchés proposent à leur clientèle nombre de produits du champ de l’herboristerie. C’est pourquoi les herboristeries sont de plus en plus rares. L’herboriste peut exercer ses compétences dans d’autres structures : magasin de produits naturels, magasin diététique, droguerie, industrie de transformation des plantes ainsi que sur les marchés.

Debout dans le magasin, l’herboriste est en contact avec ses collègues, les fournisseurs et les clients. Il travaille généralement en journée du lundi au samedi.

Conditions requises

L’accès à la profession n’est pas réglementé. Néanmoins, la délivrance des plantes médicinales est soumise à des lois restrictives. Aider à guérir ou soigner un problème de santé est réservé exclusivement aux professions encadrées par la Loi relative à l’exercice des professions de santé (Loi LEPS) qui précise que tout ce qui n’est pas explicitement autorisé est interdit et donc passible de poursuites pénales.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.