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Pompier·ère

Sécurité / Protection & surveillance

Code Riasec RES - Mise à jour 11/01/2017

Incendies, accidents de la route, inondations, pollutions… le pompier est en première ligne pour venir en aide à la population. Il intervient dans de nombreuses situations qui sont parfois difficiles et où les risques sont réels. Souvent, il devra faire preuve de sang-froid.

Connu principalement pour être la personne qui maîtrise et éteint les incendies (feux de cheminées, de bâtiments ou de véhicules), le domaine d’action du pompier est pourtant bien plus large. 

En cas de noyades, de brûlures, de chutes, d’accidents de la route, c’est souvent lui qui apporte les premiers soins aux personnes blessées avant que les services d’urgences médicales ne soient présents sur les lieux. Il doit aussi s’occuper de la désincarcération des victimes de la route, dégager et sécuriser la voie publique. Il intervient aussi lorsqu’un bâtiment menace de s’écrouler ou suite à un accident industriel (explosion, fuites de substances toxiques ou polluantes).

Il évacue les personnes victimes de sinistres (inondations, incendies, etc.) ou de problèmes domestiques (fuites de gaz, personnes coincées dans un ascenseur, animaux en danger, etc.). Il intervient rapidement auprès de la population pour gérer les dégâts occasionnés par une tempête ou par une montée des eaux. Par exemple, il peut être amené à bâcher une toiture, couper un arbre qui menace une maison ou qui obstrue une route, pomper une cave inondée, etc. On fait aussi appel à ses services pour déloger un nid de guêpes.

Enfin, c’est au pompier que revient la tâche de vérifier les normes de sécurité et d’incendie avant l’ouverture d’un nouveau bâtiment public.

Il peut se spécialiser dans divers domaines. Parmi les spécialisations, on retrouve B-Fast (Belgium- First Aid and Support Team) envoyé à l’étranger lors de catastrophes naturelles mais aussi les CSD (Conseillers en substances dangereuses) et la CMIC (Cellule Mobile d’Intervention Chimique). Les équipes de secours cynophiles (avec chiens) sont chargées de retrouver les personnes disparues tandis que les plongeurs des services incendies sont appelés en cas d’intervention urgente. Il existe aussi le GRIMP (Groupe de Recherche d’Intervention à Milieux Périlleux) et l’USAR (Urban Search And Rescue) qui est chargé de retrouver des personnes sous des décombres. Le pompier peut aussi faire partie de l’équipe spécialisée pour la manipulation et le sauvetage des nouveaux animaux de compagnies (NAC) comme les oiseaux, reptiles, araignées, singes, abandonnés ou dont les maîtres ne savent plus s’occuper.

 

Compétences & actions

  • Disposer de connaissances cognitives, techniques et physiques
  • Développer des connaissances de bases en plomberie, menuiserie et électricité
  • Obéir à sa hiérarchie lors des différentes interventions
  • Continuer à se former aux nouveaux modes d’intervention et à l’équipement
  • S’entraîner quotidiennement afin d’entretenir sa condition physique

Savoir-être

  • Forte motivation
  • Esprit d’équipe
  • Implication dans les tâches
  • Rapidité
  • Sens aigu de l’observation et de l’initiative
  • Précision
  • Courage
  • Bonne condition physique
  • Persévérance et sens du devoir
  • Rigueur et professionnalisme
  • Efficacité
  • Altruisme
  • Résistance face à des situations extrêmes : blessures, décès, mutilations, etc.

Cadre professionnel

Volontaire ou professionnel, le pompier travaille en extérieur et se déplace régulièrement lors de ses interventions. En raison des gardes qu’il doit prester (parfois 24h), il peut aussi bien travailler de jour comme de nuit, les week-ends et les jours fériés. Le pompier volontaire, quant à lui, ne travaille pas à temps plein et il détermine, en concertation avec sa zone de secours, quand il est disponible. Une fois en service, le pompier doit être disponible et joignable à tout moment, ce qui peut parfois rendre la vie personnelle et familiale compliquée.

Son environnement de travail lui impose d’avoir une excellente condition physique et un mental d’acier. Il doit pouvoir soulever des charges lourdes, utiliser du matériel adapté (lances à incendies, écarteurs, cisailles, etc.) et parfois manipuler des substances chimiques.

Au fur et à mesure de sa carrière, le pompier peut passer des examens internes afin de monter en grade. Il peut également être « conseiller en prévention incendie », c’est-à-dire qu’il se rend dans les habitations et bâtiments pour donner des conseils en matière de sécurité. Dans un autre registre, le pompier peut aussi être préposé au centre d’appel 100.

Un pompier volontaire peut devenir professionnel s’il réussit un examen et un stage.

Lien utile : www.jedevienspompier.be

Conditions requises

Pour devenir pompier, certaines conditions doivent être remplies :

  • Être ressortissant d’un Etat Membre de l’Union Européenne
  • Être âgé de 18 ans au moins
  • Être d’une taille égale ou supérieure à 1,65m
  • Avoir son permis de conduire B et C
  • Avoir une attestation médicale
  • Avoir un certificat de bonne vie et mœurs
  • Posséder le brevet de natation de 100m

Avant de devenir pompier, les candidats devront obtenir leur CAF (Certificat d’Aptitude Fédéral) au terme de diverses épreuves. Celles-ci constituent un prérequis à toute procédure de recrutement dans les zones de secours. La zone de secours à laquelle le candidat souhaite être affecté pourra lui faire passer des tests supplémentaires. Par la suite, le candidat suit une formation d’un mois et demi dans l’une des cinq écoles du feu du pays. A la réussite de la formation, le candidat effectue un stage d’un an. Si ce dernier s’avère concluant, le candidat reçoit une nomination statutaire. Dorénavant, on ne parle plus de « brevet sapeur-pompier » ou « brevet caporal », ces termes sont remplacés par « brevet BO1 » ou « brevet BO2 » suivant le grade.

Le candidat doit réussir trois épreuves s’il veut obtenir son CAF. Ces épreuves sont tout à fait réalisables même si elles ne doivent pas être sous-estimées. Le mieux est de s’y préparer avec attention. La première épreuve concerne le test de compétences. Le candidat sapeur-pompier sera questionné sur la logique, les connaissances générales, des notions de base en chimie et physique. Le candidat capitaine aura un questionnaire de niveau universitaire. Si cette première épreuve est réussie, le candidat passera un test d’habilité manuelle opérationnelle où deux épreuves pratiques seront présentées. On testera sa capacité à mesurer, scier, forer et visser. Si ce second test est validé, les candidats présenteront la dernière épreuve qui concerne l’aptitude physique où la résistance et la force seront évaluées. Pour la réussir, neuf des onze exercices devront être validés en sachant que les deux premiers sont éliminatoires (test de la course et test de l’échelle).

Aucun diplôme n’est requis afin de passer les tests du CAF mais il faut garder à l’esprit que la première partie des tests est constituée de questions portant sur des compétences acquises au terme de la 6e année d’enseignement secondaire professionnel.

Notons également que, pour les jeunes âgés entre 15 et 18 ans et intéressés par le métier de pompier, il existe l’Ecole des Cadets. Cette école permet, en-dehors des horaires scolaires, de découvrir le métier de pompier et les gestes de premiers secours. Cette formation peut susciter des vocations tant pour le métier de pompier que ceux d’ambulancier ou infirmier. Pour rentrer à l’Ecole des Cadets, le jeune passe un examen d’admission (test de maniabilité). La formation dure deux ans. A la fin de sa formation, le jeune reçoit un brevet de cadet qui le dispense de la partie 1 du brevet BO1.

Formations

La formation initiale de pompier (brevet BO1 de 264 heures) est donnée par les centres provinciaux de formation des services de secours agréés (Ecoles du Feu).

Autre appellation : Agent·e des services incendie

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