Deux catégories de personnel composent la profession d'ambulancier : le chauffeur et le convoyeur.

Le chauffeur transmet à l'ambulancier, une check-list des interventions de la pause précédente et complète la liste du matériel contenu dans l'ambulance. Une mise en ordre de la cabine sanitaire est effectuée pour s'assurer du niveau d'oxygène, de la quantité de produits, de pansements, ...

L'ambulancier et le chauffeur signent tous deux une feuille de check-up en entrant et en sortant pour prendre la responsabilité de l'ambulance. Ensuite, ils regardent le carnet de rendez-vous pour prévoir et planifier les consultations, visites de médecins et radiographies, etc. Dans ce planning, figure également tout ce qui est en urgence. Le téléphone peut sonner à tout moment, il faut pouvoir réagir rapidement. C'est là qu'intervient la troisième personne qui s'occupe du téléphone et de la radio : son rôle est de dispatcher. Lors d'un appel urgent, par exemple, l'ambulancier qui devait aller à un rendez-vous dans une maison de repos est averti par le dispatcher, qui se charge également d'avertir l'hôpital et la maison de repos.

L'ambulancier connaît l'heure des rendez-vous. Il organise ses déplacements avec une marge habituelle de 5 à 10 minutes car à tout moment il peut être pris dans des embouteillages ou des travaux. Quand il n'est pas en urgence, il est confronté aux mêmes difficultés que les usagers de la route. Il doit donc essayer de planifier autant que faire se peut. Pour l'urgence, d'autre part, l'ambulancier est tenu de respecter le code de la route sauf dérogations, pour lesquelles il utilisera l'avertisseur spécial (sirène) et les feux bleus.

Le chauffeur est guidé par le convoyeur. Lors de l'intervention, le convoyeur établit l'anamnèse et, si besoin, appelle les renforts médicaux adéquats.

 

Compétences & actions

Ce sont des transporteurs spécialisés chargés de la manipulation du patient. Des connaissances en pratique de soins seront développées lors de formations spécialisées. Ils posent les actes simples : premières urgences et pansements, placer l'oxygène, préparer le matériel pour les infirmiers ou médecins. Les perfusions montées par l'ambulancier sont placées par les infirmiers (sur ordre des médecins). Des connaissances en matière prophylactique sont indispensables. Ils procèdent à une désinfection totale des véhicules deux fois par mois, en plus des mesures élémentaires d'hygiène personnelle s'il y a le moindre risque de contagion par le sida ou l'hépatite B.
Différents cas de figure requièrent des renforts : les personnes inconscientes, les accidents cardiaques (qui nécessitent une intervention dans les trois minutes).

Le chauffeur doit au moins connaître les plans et pouvoir se diriger vers toutes les communes possibles.

Enfin, dernières difficultés de ce métier éprouvant : les contrariétés physiques comme les maux de dos des transporteurs ou d'autres maladies professionnelles.

Savoir-être

Ceux qui voudraient faire carrière dans ce créneau doivent travailler avec diligence, précision et organisation. On ne résiste que si on aime cette profession. Il faut avoir du sang-froid, et surtout être capable de réagir directement sans à priori, ni craintes excessives; ne pas trop se poser de questions, juste celles qui vous permettent d'être rapides et efficaces.

La rigueur extrême et une capacité d'adaptation sont de grandes qualités qu'il se doit de posséder. Toute situation d'urgence nécessite une procédure adéquate. Il y a une feuille de route reprenant l'heure de l'appel, l'heure d'arrivée sur place à l'hôpital. La personne au dispatching doit savoir, à tout moment, où l'ambulance se trouve. Chaque membre du personnel note les heures de travail mais aussi les kilométrages.

Une autre qualité d'importance sera d'être conscient de leur responsabilité. Le convoyeur et le chauffeur doivent avertir des risques encourus si la famille désire transporter le malade dans un centre plus éloigné. Ils doivent dans ce cas, comme dans les situations qui dépassent leurs compétences professionnelles (ou territoriales), avertir le service 100. Le convoyeur surveille tous les paramètres du patient, de façon à toujours garder contact et à recueillir un maximum d'informations.
Il est impératif que ces professionnels respectent la déontologie du secret professionnel. Ils sont tenus au secret professionnel sur les pathologies du patient. Les sanctions sont sur ce point comparables à celles qui prévalent pour les médecins. Il y a évidemment des exceptions en cas de maltraitance d'enfants par exemple.

Ces professionnels sont continuellement soumis au stress, que ce soit par la diligence des interventions ou par les drames rencontrés. On vit des deuils familiaux, on assiste aux premières réactions après des accidents de voiture ou des arrêts cardiaques. Ce sont des scènes très désarmantes. Elles le sont encore plus lorsque la personne décède malgré tout ce que vous avez pu faire. La dépression les guette à tout moment.

Cadre professionnel

Chaque ambulance requiert les services d'un chauffeur et d'un convoyeur. Une troisième personne reçoit les appels téléphoniques et dispatche les interventions entre les ambulances.

Dans ce métier, on ne fait jamais deux fois la même chose, urgence oblige. La variété est totale, sauf peut-être pour les opérations de transfert. En réalité, chaque opération extérieure est différente tout simplement parce que chaque personne est différente de par leur pathologie ou leur caractère.

Les tâches sont tout sauf stéréotypées.

Titre requis

Nul ne peut exercer les fonctions de secouriste / ambulancier dans le cadre de l'aide médicale urgente (SAMU) sans être titulaire d'un brevet de secouriste ambulancier délivré par un centre de formation et de perfectionnement conformément aux conditions et modalités fixées par arrêté royal.

Le responsable d'un service agréé ne peut assurer les premiers soins et le transport des victimes qu'avec des secouristes ambulanciers titulaires d'un brevet délivré par un centre de formation conformément aux conditions et modalités fixées par arrêté royal.
Pour pouvoir être identifié comme exerçant une fonction de secouriste ambulancier, les titulaires du brevet doivent être porteurs de l'insigne distinctif délivré par le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé Publique et de l'Environnement. La durée de validité de cet insigne est liée à la durée de validité du brevet obtenu.
Des dispenses de formation sont accordées, dans certaines conditions:

  • être porteur du titre professionnel particulier d'infirmier gradué en soins intensifs d'urgence;
  • être infirmier et pouvant justifier au 1er octobre 98 une expérience minimum de cinq ans, soit dans un service ou une fonction agréée de soins intensifs, soit dans un service de traitement intensif, soit dans un service des urgences d'un hôpital pour autant que ces infirmiers actualisent leurs connaissances au moins deux jours par an;
  • être porteur d'un titre d'infirmier breveté ou gradué et suivre la formation de base à concurrence de 80 heures;
  • être militaire en service actif, ayant suivi une formation à l'Ecole Royale du Service Médical pour autant que le suivi de la formation de base à concurrence de 120 heures ait lieu.
Autres appellations : Secouriste, Agent-e d'aide médicale urgente, Infirmier/infirmière urgentiste en ambulance

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