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Ambulancier·ère

Santé & bien-être / Pratique paramédicale & pharmaceutique
Transports & logistique / Transport routier

Profession dont l'accès est réglementé Profession dont l'accès est réglementé
Code Riasec SIR - Mise à jour 04/09/2018

Le métier d’ambulancier s’exerce de façon différente selon qu’il s’agit du Transport Médico-Sanitaire (TMS) ou de l’Aide Médicale Urgente (AMU).

Dans le cadre du Transport Médico-Sanitaire (TMS), le rôle de l’ambulancier est d’assurer le transport des patients en cas d’hospitalisation, de transfert ou de consultation. Il doit également assurer les premiers secours, éventuellement appeler la centrale d’appels 112 et surveiller le patient dans l’attente de secours spécialisés. Il s’agit donc d’un transport non urgent, réalisé en équipe de deux ambulanciers certifiés TMS, qui peut être sollicité par le patient lui-même, par le médecin traitant ou par un service social tel qu’une mutuelle par exemple. L’ambulancier TMS exerce au sein d’une entreprise privée de transport hospitalier, notamment au sein du Service de Secours de la Croix-Rouge de Belgique.

Dans le cas de l’Aide Médicale Urgente (AMU), toute intervention est soumise à une demande de la centrale d’appels 112 qui dispatche les urgences entre les différents véhicules disponibles. Chaque véhicule est composé d’au moins deux secouristes-ambulanciers, qui arrivent souvent les premiers sur place. Leur rôle est d’évaluer la gravité de la situation et de dispenser immédiatement les premiers secours nécessaires à toute personne dont l’état de santé requiert des soins immédiats suite à un accident, une maladie subite ou la complication soudaine d’une maladie. Dans les cas potentiellement mortels et si les fonctions vitales sont menacées, le secouriste-ambulancier peut demander le renfort d’une équipe médicale SMUR (Structure Mobile d’Urgence et de Réanimation), comprenant un médecin et un infirmier urgentistes. Suite au diagnostic établi par le médecin, le secouriste-ambulancier aidera ces urgentistes à appliquer le traitement adéquat (intubation, ventilation, monitoring, électrocardiogramme, etc.).

Selon les situations, les actes posés par le secouriste-ambulancier peuvent être variés : effectuer une réanimation de base (compression cardiaque, bouche-à-bouche), assister, suppléer ou relancer les fonctions vitales (en administrant de l’oxygène par exemple), protéger les lésions à l’aide de pansements ou de bandages compressifs, les stabiliser au moyen d’attelles ou d’un collier cervical, déplacer le patient en utilisant une civière adaptée, préparer une intubation, utiliser un défibrillateur dans le cas d’un arrêt cardio-respiratoire, etc. Une fois la situation du patient sous contrôle, les secouristes-ambulanciers transmettent les données récoltées sur le terrain à l’hôpital de destination et transportent le patient par ambulance vers les urgences.

Les ambulances d’Aide Médicale Urgente peuvent dépendre d’un Service d’Incendie et d’Aide Médicale Urgente (SIAMU), d’une entreprise privée agréée par le SPF Santé publique, d’un hôpital ou d’un centre de secours de la Croix-Rouge.

Le secouriste-ambulancier peut également intervenir au sein des Paramedical Intervention Team (PIT) qui sont des équipes de secours intermédiaires destinées à alléger la charge de travail des SMUR. Il s’agit d’une ambulance qui dépend généralement d’un hôpital avec, à son bord, un secouriste-ambulancier et un infirmier urgentiste. Ceux-ci peuvent être assistés à distance par un médecin urgentiste grâce à une communication radio sécurisée.

Qu’il travaille en TMS ou en AMU, l’ambulancier doit également veiller au bon état du matériel de l’ambulance, effectuer régulièrement une désinfection complète des véhicules mais aussi entretenir et développer ses compétences professionnelles.

 

Compétences & actions

  • Posséder des connaissances en anatomie, physiologie et symptomatologie
  • Maîtriser le fonctionnement des appareillages de diagnostic, de monitorage et de traitement ainsi que les logiciels informatiques liés à la gestion de l’intervention
  • Être capable d’effectuer les premiers secours
  • Anticiper et s’adapter à l’évolution de la situation clinique du patient ainsi qu’à toute modification en cours d’intervention
  • Appliquer les mesures d’ergonomie et de manutention
  • Respecter les règles d’hygiène et d’asepsie[1]
  • Conduire un véhicule prioritaire
  • Se repérer dans l’espace
  • Maîtriser les communications radio
  • Informer le patient et son entourage de façon claire
  • Communiquer de façon professionnelle
  • Respecter la déontologie médicale et le secret professionnel
  • Désamorcer l’agressivité ou la violence
  • Vérifier le bon fonctionnement et le stock du matériel
  • Travailler en équipe pluridisciplinaire
 

[1] Méthode préventive utilisée pour éviter toute infection de l’organisme par des microbes.

Savoir-être

  • Sens de l’écoute
  • Patience
  • Diplomatie
  • Affirmation de soi
  • Ouverture d’esprit et tolérance
  • Résistance au stress
  • Réactivité
  • Flexibilité
  • Précision
  • Organisation
  • Remise en question
  • Bonne condition physique

Cadre professionnel

L’ambulancier peut être volontaire ou salarié. Le travail s’effectue en équipe et en collaboration avec d’autres corps de métiers tels que les services incendie, la police ou la protection civile. Il s’agit d’un travail de terrain, où les déplacements sont fréquents et les horaires variables, de jour comme de nuit.

Le badge est le signe distinctif du secouriste-ambulancier (AMU), qui lui permettra d’être identifié comme tel lors de ses missions. Délivré par le SPF Santé publique après la réussite du brevet, il permet de participer aux missions du service 112 pour une durée renouvelable de 5 ans.

Conditions requises

Pour exercer la fonction de secouriste-ambulancier dans le cadre de l'Aide Médicale Urgente, la loi du 8 juillet 1964 prévoit qu'il faut être porteur du brevet délivré par un centre de formation agréé par le SPF Santé Publique. Il en existe un par province.

Pour exercer le métier d’ambulancier en Transport Médico-Sanitaire, les conditions sont différentes à Bruxelles et en Wallonie.

En Région bruxelloise, le transport médico-sanitaire n’est pas organisé par un cadre réglementaire. La formation minimale généralement demandée est le Brevet Européen de Premiers Secours (BEPS) complété du Brevet de secouriste. En plus de ces brevets, la Croix-Rouge demande à ses ambulanciers TMS exerçant en Région bruxelloise de suivre la formation spécifique organisée en Wallonie.

En Wallonie, le décret wallon du 29 avril 2004 relatif à l'organisation du Transport Médico-Sanitaire, abrogé par le décret du 10 octobre 2013, impose d’être détenteur d’un brevet délivré par un centre de formation agréé pour pouvoir exercer.

La durée de la formation de base est de 120 heures et comprend des cours théoriques, pratiques et techniques, suivis par un stage de 40 heures. Certains établissements de formation recommandent une épreuve intégrée incluant un travail de fin d’études dont la réussite du brevet d’ambulancier TMS. Par la suite, une formation permanente de 12 heures par an est obligatoire.

Autres appellations : Secouriste ambulancier·ère, Ambulancier·ère TMS

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