Le photoreporter est un journaliste qui aurait remplacé les mots par l’image. Il fournit aux articles de presse l’illustration indispensable. Comme le résume bien le slogan d’un célèbre magazine : le poids des mots, le choc des photos.

Les images que le photoreporter fixe ne doivent pas simplement capturer un événement, mais aussi transmettre l’émotion, l’ambiance qui y règne. Une image en dit souvent plus qu’un long discours. Sans elle et les émotions qu’elle suscite, beaucoup d’événements n’auraient pas le même retentissement.

Le photoreporter est partout : événements politiques, faits divers, manifestations sportives… Il travaille selon l’actualité et sur commandes. Il effectue des reportages, seul ou accompagné du journaliste chargé de la partie rédactionnelle. Il tente de devancer l’actualité en réalisant un scoop : une image-choc, de qualité qui capture l’actualité en temps réel.

Cette course au scoop peut entraîner des dérives. Certains s’en font même une spécialité : ce sont les paparazzis, photoreporters qui traquent sans relâche les célébrités en tous genres.

 

Compétences & actions

  • Maîtriser les techniques photographiques
  • Posséder le sens de la mise en scène
  • Maîtrise des règles d'écriture journalistique
  • Respecter la déontologie journalistique
  • Posséder des connaissances informatiques et techniques
  • Constituer un réseau d'informateurs partout dans le monde
  • Parler plusieurs langues (au moins anglais et néerlandais)

Savoir-être

  • Curiosité et ouverture d'esprit
  • Esprit analytique, synthétique et critique
  • Sens de l'observation et intuition de l'événement
  • Anticipation, réactivité
  • Polyvalence
  • Patience
  • Débrouillardise
  • Ténacité
  • Diplomatie
  • Sens artistique et originalité
  • Bonne condition physique
  • Résistance au stress
  • Disponibilité et souplesse
  • Goût du risque et courage

Cadre professionnel

Le photoreporter travaille en agence de presse généraliste ou spécialisée en photographie. Jusqu’il y a quelques années, les quotidiens et magazines employaient un ou plusieurs photoreporters. De nos jours, la grande majorité est constituée d’indépendants qui, comme des journalistes, travaillent à la pige.

Il opère pratiquement toujours en extérieur dans des conditions parfois difficiles. Il est payé au forfait (pour un reportage complet) ou à la photographie. Ses outils de travail sont coûteux et ses déplacements fréquents.

Le photoreporter n’a pas d’horaire et son matériel peut peser jusqu’à 50 kilos. Il faut du talent, de la patience et beaucoup de travail pour se faire un nom. Certains se tournent, d’ailleurs, vers la photographie plus traditionnelle ou d’autres métiers de l’image.

Une photo de presse se vend de 30 à 50 €, mais les prix peuvent s’envoler pour certains clichés rares ou exceptionnels.

Autres appellations : Photographe de presse, Photojournaliste, Reporter photographique

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