Le métier de géotechnicien est très peu connu, or il concerne tout un chacun dans sa vie de tous les jours : c’est lui qui vérifie la stabilité des sols avant de construire, aménager ou réhabiliter tout bâtiment. 

Avant de débuter n’importe quel projet, le géotechnicien enfile sa casquette de détective scientifique : il doit tout passer au peigne fin. Il recueille des données pour connaitre la nature et la composition du terrain pour s’assurer de la bonne tenue du sol et du sous-sol. Il mesure sa teneur en eau et teste sa résistance à l’écrasement grâce à des techniques de forage et de sondage pour éviter tout écroulement. L’étude réalisée, il stocke les informations sur un serveur pour qu’elles soient analysées grâce à des logiciels spécifiques. Il procède ponctuellement à un état des lieux. Il intègre les résultats dans son rapport qu’il remet à jour régulièrement.   

Il modifie des infrastructures déjà construites par autrui : les changements apportés au bâtiment peuvent engendrer des zones de faiblesses qui le rendraient dangereux. Son rôle est d’approuver les travaux envisagés et de valider les capacités de la structure (les fondations, par exemple). 

Il évalue également la possibilité de risques naturels. Aidé de ses collègues géophysiciens, sismologues, volcanologues, etc. (scientifiques qui étudient respectivement les profondeurs de la Terre, les tremblements de terre et les volcans), il identifie les phénomènes qui présentent des risques afin d’adapter les travaux. Par exemple, s’il réalise que le projet comporte des habitations trop proches de rives ou qu’un glissement de terrain pourrait s’y produire, le géotechnicien propose de le déplacer ou d’adapter ses dimensions. Il conseille et supervise : son rapport destiné au maitre d’ouvrage et aux techniciens (l’initiateur du projet et les foreurs, sondeurs, etc.) contient les consignes de travail et les points d’attention pour limiter les dangers potentiels. Mieux vaut prévenir que guérir ! 

À la suite d’une construction et malgré toutes les précautions entreprises, un accident ou un sinistre peut arriver. Il réinvestigue le sol afin d’identifier la ou les causes responsables. Il modifie le rapport initial, réévalue le projet et propose des solutions de stabilisation et/ou de réparation.

 

Compétences & actions

  • Posséder des connaissances approfondies en sciences de la Terre (géologie, géographie, cartographie, géomatique, géochimie, géophysique, géodésie, géotechnique, pédologie, minéralogie, pétrologie, pétrographie, stratigraphie, sédimentologie, hydrogéologie, sismologie) ainsi que de bonnes bases en mathématiques, statistiques et physique
  • Posséder des connaissances relatives à la nature, à l’évolution des sols et en mécanique des roches
  • Utiliser des outils de mesure et de détection pointus
  • Maitriser l’outil informatique
  • Récolter et analyser des échantillons de roches et de minerais, notamment au moyen de techniques de sondage percutant ou par carottage (technique d’exploration par forage sous-terrestre)   
  • Interpréter les données issues de relevés, de prélèvements, de sondages
  • Identifier les potentiels dangers ou causes de dégâts (affaissement, tremblement de terre, etc.) sur un site exploité       
  • Définir et rédiger les méthodes d’aménagement, de réhabilitation ou de réparation d’un site exploité

Savoir-être

  • Sens de l’observation
  • Rigueur et précision
  • Logique et méthode
  • Excellentes capacités de rédaction, de synthèse et d’argumentation
  • Dextérité
  • Initiative et adaptabilité face à l’imprévu
  • Disponibilité
  • Aisance relationnelle

Cadre professionnel

Le géotechnicien partage son temps de travail entre le bureau et le terrain. Les journées de travail sont généralement standardisées, de 8h à 17h. Selon le projet en cours, il n’est pas à l’abri de quelques heures supplémentaires voire d’être en déplacement pour plusieurs jours. 

Le géotechnicien travaille en équipe : il supervise le responsable de chantier, le maitre d’ouvrage et les techniciens pour que le projet se déroule sans encombre.

Au fil des années et des opportunités, il acquiert davantage d’expérience et de responsabilité pour devenir cadre, chef d’équipe, directeur technique, lancer son propre bureau d’études ou viser une spécialisation dans l’expertise de constructions.

Autres appellations : Géologue de chantier, Géologue des aménagements, Géologue-topographe, Technicien·ne géologue
 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.
Ce site web utilise des cookies à des fins d'analyse ou d'expérience utilisateur. En savoir plus