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Kinésithérapeute

Santé & bien-être / Pratique paramédicale & pharmaceutique

Profession dont l'accès est réglementé Profession dont l'accès est réglementé
Code Riasec SIR - Mise à jour 04/09/2018

La kinésithérapie est une discipline paramédicale qui utilise la thérapie par le mouvement pour traiter et rééduquer les affections osseuses, musculaires et/ou articulaires. Elle peut donc avoir un but thérapeutique lorsqu’elle vise la récupération optimale de la fonction, ou préventif lorsqu’il s’agit de réduire le risque de lésion ou de récidive.

Le kinésithérapeute a un champ d’action très large puisqu’il peut traiter des troubles fonctionnels variés : troubles musculaires, respiratoires, ostéo-articulaires, neurologiques (lésions cérébrales, affections neurologiques), cardio-vasculaires, temporo-mandibulaires (liés à la mâchoire), vestibulaires (vertiges, problèmes d’équilibre), orthopédiques (fractures, problèmes de dos). Il intervient également de plus en plus dans d’autres domaines tels que la gymnastique pré et post-natale, la relaxation, la psychomotricité ou le domaine sportif.

Le kinésithérapeute travaille sur prescription médicale, en étroite collaboration avec le médecin. S’il revient au médecin d’indiquer les actes qu’il juge utiles au malade, c’est au kinésithérapeute qu’il appartient d’élaborer le traitement, de choisir les modalités techniques adéquates et d’en concevoir les différentes phases.

Il existe une grande variété de traitements possibles : les techniques manuelles (massages, étirements, mobilisations), les exercices thérapeutiques (renforcement musculaire), l’utilisation d’auxiliaires mécaniques (mécanothérapie, pouliethérapie) ou le recours à la physiothérapie qui utilise des agents physiques comme l’eau (hydrothérapie), l’électricité (électrostimulation), la chaleur (thermothérapie), le froid (cryothérapie) ou la lumière (luminothérapie).

La patientèle du kinésithérapeute varie de l’enfant au quatrième âge et peut concerner des personnes blessées, malades ou handicapées.

 

Compétences & actions

  • Posséder des connaissances en sciences médicales
  • Interpréter une prescription médicale
  • Etablir un bilan de motricité
  • Déterminer quelles sont les techniques adaptées à la situation
  • Ajuster les modalités de traitement si nécessaire
  • Pratiquer des exercices et techniques de rééducation
  • Utiliser un appareillage spécifique
  • Conseiller le patient
  • Respecter la législation, les protocoles et procédures institutionnelles
  • Respecter les règles de sécurité et d’hygiène, ainsi que la déontologie
  • Travailler en équipe pluridisciplinaire
  • Actualiser ses connaissances

Savoir-être

  • Ecoute
  • Patience
  • Persévérance
  • Diplomatie
  • Rigueur
  • Dextérité
  • Résistance physique
  • Disponibilité
  • Ne pas être indisposé par le contact physique avec les patients

Cadre professionnel

Le kinésithérapeute travaille souvent comme indépendant en cabinet privé, seul ou associé à d’autres professionnels de la santé. Lorsqu'il travaille en institution, il peut trouver sa place au sein d'équipes fonctionnant dans les milieux hospitaliers, les maisons de repos, les maisons de repos et de soins, les centres médico-psychologiques, les centres de réadaptation fonctionnelle, les services de santé mentale, les instituts médico-pédagogiques, les ateliers protégés, etc.

D'autres secteurs s'ouvrent également à lui : la recherche, l'enseignement normal ou spécialisé, les instituts médico-pédagogiques accueillant des personnes présentant des retards moteurs et/ou mentaux, les centres de jour pour personnes handicapées, les loisirs et le bien-être (thermalisme, centres de fitness, etc.), les clubs sportifs, le domaine commercial (délégué commercial pour firmes pharmaceutiques, par exemple), les ONG, etc.

Le salaire est déterminé par le système de convention instauré par l'INAMI[1]. On distingue 4 catégories d'honoraires différents en fonction de l’endroit où travaille le kinésithérapeute : en cabinet, à l'hôpital, en maison de repos et au domicile du patient. Généralement, les honoraires en cabinet sont déterminés par le caractère conventionné ou non du kinésithérapeute. En milieu hospitalier, le kinésithérapeute peut être amené à céder une partie de ses honoraires, variable de 25 à 50 %.

Conditions requises

Le titre de kinésithérapeute est protégé. L’exercice du métier nécessite d’être titulaire d’un agrément attribué par l’une des Communautés. Cet agrément ne peut être accordé qu'au porteur d'un diplôme d'enseignement universitaire ou supérieur non universitaire en kinésithérapie sanctionnant une formation dans le cadre d'un enseignement de plein exercice comportant au moins quatre années d'études.

L’agrément permet au kinésithérapeute d’obtenir un visa auprès du SPF Santé publique, c’est-à-dire une autorisation d’exercer. Il lui est également possible d’introduire une demande de reconnaissance d’une qualification professionnelle particulière en kinésithérapie pédiatrique, périnatale et rééducation abdomino-pelvienne, neurologique, manuelle, cardiovasculaire ou respiratoire, après validation de 75 ECTS.

Autre appellation : Physiothérapeute
 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.