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Soudeur·euse

Technique & industrie / Métal

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Mise à jour 19/03/2018
Par souci de lisibilité, nous avons pris le parti de ne pas écrire le féminin et le masculin du métier dans ce texte. Seul le titre est inclusif.

Le soudeur assemble des pièces de métal de toutes sortes (pièces automobiles, rails ferroviaires, chariots de supermarché, éléments de toitures, pièces aéronautiques, etc.). Les procédés qu’il va utiliser peuvent varier selon les matériaux à souder, leur épaisseur et leur forme.

C'est par rapport à des plans, des schémas, qu'il vérifiera la conformité des soudures effectuées. Il est responsable des opérations de contrôle, de mesure, de réglage et de sécurité.

Le matériel utilisé s'est fortement développé ces dernières années. Les techniques du chalumeau et de l'arc électrique sont les plus courantes. Néanmoins, l'informatique constitue un précieux renfort dans l'exercice actuel de la profession. Les systèmes MIG[1] et TIG[2] ont fait leur apparition.

Dans le soudage MIG, le courant électrique est fourni par une source d’alimentation afin de maintenir un arc en contact avec le fil. L'arc est protégé de l’air environnant grâce à un gaz qui, généralement, est de l’Argon. De cette façon, le fil arrive et rempli le joint de façon continue.

En soudage TIG, on utilise le tungstène en combinaison avec le gaz inerte afin de souder deux pièces ensemble. L'électrode qui est le tungstène fournit l'électricité et non une matière de remplissage lors du processus de soudage.

Comme techniques de pointe, on peut aussi citer le soudage au plasma ou au laser.

Le métier revêt quatre aspects :

  • le traçage : il s'agit de lire et d'interpréter des instructions de travail, de réaliser un plan d'ensemble ou d'extraire de celui-ci des croquis de détail et d'effectuer des opérations de traçage d'épures ;
  • la mise en forme : on découpe et on met en forme des tôles et/ou des profilés en vue de réaliser des pièces volumiques ;
  • la préparation, l'assemblage : on traite des éléments en tôle et/ou en tube par soudage afin de réparer ou de fabriquer des ensembles semi-complexes relevant du secteur de la construction métallique. Cet aspect comprend la maîtrise des techniques d'ajustage, l'exécution de cintrages à froid ainsi que la réalisation de soudures selon différents modes opératoires ;
  • le souci de la qualité, de la sécurité et de l'insertion : il s'agit ici d'évaluer le résultat obtenu en regard des instructions reçues et de s'intégrer dans la structure socio-économique de l'entreprise.

La profession a, elle aussi, fortement évolué. Les connaissances d'ordre technologique prennent davantage d'importance, les stations de soudage se modernisent, les casques intelligents apparaissent tout comme de nouveaux procédés. Tous ces changements, le soudeur doit être à même de les intégrer et de s'y adapter.

Soudure au chalumeau, à l'arc électrique, au gaz, sous l'eau, sur des installations contenant de la vapeur ou un gaz sous pression, etc. : quelles que soient ses conditions de travail, le soudeur doit faire preuve de prudence. De surcroît, il doit réaliser un travail de qualité, afin d'éviter les bris de métal et offrir un produit correspondant à l’attente de  la clientèle.

 

[1] Métal Inerte Gaz
[2] Tungstène Inerte Gaz

 

Compétences & actions

  • Connaître les matériaux utilisés et choisir les outils adéquats
  • Préparer, assembler des éléments en tôle et/ou tube en acier ou autres matériaux, par soudage
  • Lire des plans

Savoir-être

  • Précision, rigueur et minutie
  • Esprit logique
  • Excellente acuité visuelle
  • Habileté manuelle et dextérité
  • Sens de la méthode
  • Sens des responsabilités
  • Capacités de concentration
  • Respect des consignes

Cadre professionnel

Les soudeurs sont très demandés dans les grandes industries traditionnelles de métallurgie, chimie, pétrochimie, automobile, aéronautique, mais également dans des secteurs de pointe comme le nucléaire ou l'aérospatiale. Ils travaillent en atelier ou sur chantier, par tous les temps, en station débout, dans un environnement de travail bruyant et manient du matériel parfois très lourd. Le port d’un équipement spécial est requis (masque, gants, chaussures, etc.).

Les spécialistes de certains types de soudures sont contraints de se déplacer, y compris pour de longues durées, sur des chantiers de plateformes pétrolières ou de centrales nucléaires, par exemple.

Avec quelques années de pratique, ils peuvent encadrer une équipe, notamment dans un atelier de production en usine.

Autres appellations : Soudeur·euse à l’arc électrique avec électrode enrobée, Soudeur·euse à l’arc électrique MIG, Soudeur·euse à l’arc électrique TIG, Soudeur·euse au plan, Soudeur·euse autogène, Soudeur·euse cordon d’angle, Soudeur·euse en tuyauterie, Soudeur·euse micro plasma, Soudeur·euse plasma, Soudeur·euse préparateur·rice, Soudeur·euse procédé mixte, Soudeur·euse qualifié·e sur tôles, Soudeur·euse qualifié·e sur tubes, Soudeur·euse semi-automatique, Soudeur·euse sur bâches

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