Technique et métiers de l'ombre Métiers techniques & de l'ombre Magazine n°49

Publié en Novembre 2017  —  Magazine précédent  —  Archives
photo couverture métiers techniques & de l'ombre

Pour le théâtre, le cinéma, la télévision, la radio ou pour tout autre spectacle, il existe, en coulisses, un monde de professionnels qui, discrètement, travaillent sans relâche pour rendre le projet techniquement parfait. Dans l'envers du décor, on retrouve en effet le savoir-faire de techniciens qui ont pour but de permettre aux intervenants d'évoluer dans les meilleures conditions possibles.

Lumière, son, costumes, décors, effets spéciaux, maquillages, coiffures, machines... rien n'est laissé au hasard par ces techniciens et artisans de l'ombre qui font bel et bien partie du spectacle !

En quelques clics, pars à la rencontre du monde de la technique et de l’ombre à travers les fiches descriptives qui feront la lumière sur ces métiers et découvre les formations les plus directement associées à chacun d’entre eux! Des interviews de professionnels te permettront également d’en savoir plus sur le quotidien de ces professionnels.

 

Les métiers

 

Autant savoir

Etat des lieux du secteur 

Dans le domaine des arts et de la culture, il apparait que, contrairement au théâtre, à la danse ou encore au cinéma, les métiers de la technique et de l’ombre ne forment pas un secteur à part entière mais se retrouvent bien transversalement, dans les différentes disciplines. D’où la difficulté de les définir et de les réunir tant ils se différencient les uns des autres en fonction de critères comme la nature de la fonction, le cadre de travail, le domaine, etc.

En effet, mêmes s’ils contribuent ensemble depuis les coulisses à la réussite d’un spectacle, d’un film, d’une émission ou d’une représentation autre, certains métiers requièrent davantage des connaissances et des compétences dites « techniques » (éclairagiste, technicien du son…) alors que d’autres seront plutôt vus en tant que métiers « artistiques », « créatifs » (maquilleur, décorateur…). Là aussi, les avis divergent car certains considèrent que les éclairagistes créent une composition artistique au moyen de leurs lumières et que les maquilleurs font appel à différentes techniques de maquillage…

L’environnement compte également beaucoup car un coiffeur n’exercera par exemple pas son métier de la même façon dans un salon de coiffure que dans les coulisses d’un défilé ou d’une pièce de théâtre. De même, un technicien du son ne préparera pas un tournage de cinéma comme il le ferait pour un concert.

Bref, toutes ces différences font que le secteur des métiers techniques et de l’ombre reste difficile à cerner. En Communauté française, la reconnaissance officielle de la profession tarde d’ailleurs à arriver et demeure floue et incomplète.

De ce fait, les commissions paritaires qui définissent les contours des différentes fonctions (salaires, conditions de travail, etc.) concernées sont nombreuses : CP 227 pour le secteur audio-visuel, CP 303 pour l’industrie cinématographique (avec la sous-commission 303.04 pour les industries techniques du film), la CP 304 du spectacle ou encore la CP 314 de la coiffure et des soins de beauté.

En termes d’emplois, comme pour la plupart des professionnels de la culture, il y a malheureusement plus d’appelés que d’élus. En effet, si le nombre d’offres d’emploi dans le secteur augmente chaque année, ces dernières restent malgré tout assez rares (53 offres reçues par le Forem en 2009[1]). Cependant, l’évolution technologique que connait ce secteur ainsi que la place de plus en plus importante de la culture au sein de notre société, ouvrent des portes sur de nouveaux métiers et de nouvelles fonctions !

Cadre de travail et statut

On retrouve les professionnels de la technique et des métiers de l’ombre dans les coulisses, ateliers de construction, sur les lieux de spectacle ou encore de tournage, les studios d’enregistrement en salle ou en plein air.

Ils pratiquent également leur métier au sein d’institutions comme les centres culturels, les maisons de la culture, les théâtres, les salles de spectacle ou participent à la mise en place de festivals divers.

Il s’agit d’un travail d’équipe, puisque chaque professionnel évolue au sein de la production en collaboration avec les autres professionnels (et notamment le réalisateur, le chef opérateur, le metteur en scène…) de façon à ce que le rendu soit cohérent.

Au sein d’institutions permanentes, les techniciens de l’ombre seront la plupart du temps engagés en tant que salariés pour une durée déterminée ou plus souvent indéterminée. Dans le cadre de spectacles itinérants, l’artiste de l’ombre, tout comme les autres artistes d’ailleurs, aura plutôt un statut d’intermittent, rarement engagé à l’année. Il sera donc soumis à des périodes de chômage entrecoupées de contrats de courte, moyenne ou longue durée selon les projets.

Tout comme la plupart des artistes, les professionnels œuvrant en coulisses sont généralement amenés à travailler en soirée, de nuit, les week-ends et en période de vacances scolaires. Le nomadisme fait également partie de la vie de ces professionnels, surtout dans le cadre de productions itinérantes, de tournage à l’étranger, etc. Ceux qui auront l’opportunité de pouvoir partir en tournée seront souvent éloignés de chez eux pendant de longues périodes.

Polyvalence et nouvelles technologies

Compte tenu des différents domaines pour lesquels leur savoir-faire est requis (musique, danse, théâtre, audiovisuel, cinéma…) et afin d’agrandir les opportunités d’emploi, ces professionnels auront généralement plusieurs cordes à leur arc. La polyvalence est de mise et il n’est pas rare de rencontrer un artiste portant plusieurs casquettes (surtout dans les petites structures).

De plus, l’évolution des techniques de conception (assistance par ordinateur), de création, des machineries et des matériaux utilisés implique de leur part une mise à jour continue et le suivi de nouvelles formations plus ciblées en ce qui concerne notamment les nouvelles technologies. La connaissance de l’anglais sera également très utile afin de lire et comprendre certaines fiches techniques ou pour communiquer avec les artistes et autres professionnels.

 

[1] www.leforem.be, INS, Enquête sur les forces de travail (EFT), Statistiques 1999-2009

 

Bonnes adresses

ATPS – Association de Techniciens Professionnels du Spectacle asbl

L'ATPS est une association belge qui propose aux techniciens du spectacle vivant un espace de rencontre où aborder tous les problèmes, tant techniques que statutaires, qui sont propres à leur secteur d'activité. Un lieu de rencontre, d’information, mais aussi de réflexion et de formation.

www.atps.be

 
 

Remerciements

Nous tenons à remercier toutes les personnes interviewées pour le carnet Métiers techniques & de l'ombre comme pour notre site Internet, ainsi que celles qui ont fourni les contacts de professionnels.


Ce site est un site d'information belge francophone sur les métiers.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.